09-11-20 – lettre de la FELCO et du CREO Lengadòc au sénateur Sébastien Pla (Aude)

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Monsieur le Sénateur

Au nom de la FELCO, qui fédère les associations académiques d’enseignants d’occitan de la maternelle à l’Université, dont le CREO Lengadòc qui réunit les enseignants d’occitan de l’Education Nationale pour l’académie de Montpellier, que je préside, je vous remercie très chaleureusement de votre courrier aux présidents d’associations (2011-corrièr PLA senator AUDE).

La FELCO a écrit aux sénateurs après les récentes élections, pour se présenter aux nouveaux élus et évoquer l’action nationale menée le 10 octobre dernier dans le cadre du collectif « Pour que vivent nos langues », qui entend porter la voix des langues régionales de France, victimes, ces dernières années de plusieurs attaques dans le domaine de l’enseignement (Voir http://www.felco-creo.org/5-10-20-10-octobre-2020-mobilisation-nationale-pour-que-vivent-nos-langues-la-felco-sadresse-aux-senatrices-et-senateurs/).

Plusieurs de ces nouveaux élus ont ajouté leur soutien à celui apporté en juin dernier par plus de 100 parlementaires. Je me permets de vous rappeler ce courrier (http://www.felco-creo.org/24-06-20-la-felco-demande-aux-elus-de-soutenir-la-demarche-du-collectif-pour-que-vivent-nos-langues/) en souhaitant, si ce n’est déjà fait, que vous ajoutiez votre nom à celui de ces parlementaires.

Je me permets également de vous renvoyer à un dossier qui a été porté récemment au Ministère par une délégation d’enseignants où la FELCO était représentée (http://www.felco-creo.org/01-10-20-rdv-flarep-ministere/). Ce dossier insistait sur deux points :

  • la situation très inquiétante de l’enseignement de l’occitan dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat. Celle-ci a conduit à une baisse des effectifs qui approche les 50 %
  • La situation de l’enseignement public de l’occitan dans certaines académies et départements du nord de notre espace (Clermont-Ferrand, Grenoble, Limoges, Hautes Alpes, Alpes de Haute-Provence) et dans la diaspora (l’enseignement de l’occitan n’existe plus en région parisienne après des décennies de présence).

Enfin, je me permets de vous rappeler le courriel envoyé le 4 novembre dernier à tous les parlementaires du domaine occitan afin de les alerter sur la situation particulière du Conseil National des Universités, dans le cadre duquel la section 73 regroupait les langues régionales. Dans la nuit du 28 au 29 octobre, le Sénat, dans le cadre de l’examen du projet loi de programmation de la recherche a adopté un amendement soutenu par la Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation qui vide ce conseil de ses attributions : http://www.felco-creo.org/04-11-20-suppression-de-la-qualification-cnu-menaces-pour-loccitan-a-luniversite-la-felco-sadresse-aux-elus/.

Monsieur le Sénateur, nous comptons sur votre voix pour relayer celle des citoyens de ce pays, qui se disent majoritairement attachés aux langues régionales, constitutives de la diversité culturelle de notre pays et reconnues en particulier par l’article 75-1 de la Constitution. L’école publique, où sont scolarisés l’immense majorité des enfants de notre pays, a le devoir d’y faire vivre ces langues.

Nous sommes à votre disposition et à celle de vos collaborateurs pour toute information complémentaire sur les dossiers évoqués par ce courrier.

 

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