01-10-20 – RDV FLAREP Ministère – DGESCO

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La FLAREP était représentée par Thierry Delobel, président et Olivier Pasquetti, cosecrétaire de la FELCO.

Le représentant de la FELCO était porteur du dossier suivant : 2009-09-Audience FLAREP Ministère-Document FELCO ainsi que de ce tableau annexe : 1903-30-Tableau Réforme Bac-LR —FELCO__

Voici le compte rendu qui a été dressé par Olivier Pasquetti  et Thierry Delobel

La réunion s’est tenue dans les bureaux de la DGESCO.

Présents

  • Maud Bourdin, chargée d’études langues vivantes régionales
  • Laurent Berges, chef du bureau du contenu pédagogique, chargé langues vivantes,
  • Jean Hubac, sous directeur innovation et formation à la Dgesco.Pour la Flarep
  • Thierry Delobel, président
  • Olivier Pasquetti, FELCO.

    Début de la séance à 15h10

Thierry Delobel rappelle l’historique de l’enseignement des langues régionales dans le public. Nous serons forcément critiques envers vous, dit-il, vous avez lu nos courriers. Il présente la FLAREP et ses composantes. Toutes les avancées résultent d’une dialogue vigilant  entre la Flarep et les précédents ministres (Jack Lang, Vincent Peillon, Najat Vallaud-Belkacem) qui ont marqué les précédentes avancées.

En 2017, tout change avec l’arrivée du Président Macron. Il y a un fossé entre le discours politique et la réalité. Notre dialogue avec ce ministère est de plus en plus compliqué pour ne pas dire inexistant.

Olivier Pasquetti présente l’enseignement de la langue et plus spécifiquement la réforme du lycée et Thierry Delobel pour l’enseignement en langue (paritaire et immersion) et le coup d’arrêt en la matière.
Les contributions pour l’occitan, le breton, le catalan, le flamand et le basque sont remises.

Olivier Pasquetti s’exprime sur l’écart entre la virtualité ministérielle et la réalité du terrain, les remontées que nous avons sur la réforme du lycée, dit-il, c’est le manque de valorisation et l’absence de considération à l’égard des langues régionales qui pour certaines d’entre elles, l’option représentait le vivier historique. La réforme condamne l’option : trois heures hebdomadaires d’enseignement de la langue pour même pas un pour cent de la note du bac.

D’où le deuxième constat que les enseignants tirent à propos de  la réforme du lycée, celui de la discrimination, du manque d’équité et d’égalité entre les enseignements présentés comme utiles, ce qui place de facto une inégalité dans la concurrence que vous avez souhaitée et ceux qui relèvent clairement d’une volonté d’éradication de votre part. Le Ministère doit dire franchement s’il souhaite éradiquer l’enseignement des langues régionales. Deux ans après la mise en place de la réforme, plus personne n’est dupe quant à la communication positive du ministère autour des langues régionales. Nous y voyons des combinaisons machiavéliques. Les cadres du Ministère évoluent dans un monde virtuel aux antipodes de la réalité constatée sur le terrain. L’alignement du coefficient du coefficient des  LCR  au bac  avec celui de LCA pourrait être un début de solution. Comment aujourd’hui, serviteurs du service public que nous sommes, pouvons-nos accepter que « discrimination », « manque de considération », « absence de valorisation », « inégalité », et « manque d’équité », autant de termes que nous refusons comme militants d’un service éducatif de qualité, régissent les établissements scolaires de la république?  Un manque d’égalité que l’on retrouve d’ailleurs entre académies (cf, pages 15 du dossier FELCO). En page 9 et 10 du dossier, figurent nos propositions  pour contrer les effets dévastateurs de la réforme du lycée. Si le ministère ignore les solutions proposées ici afin d’amender la réforme du lycée, il sera responsable de l’éradication de tout un pan culturel de notre nation pourtant reconnu par la constitution.

Pour la DGESCO, il ne faut pas dépasser 50% de l’enseignement dans une langue autre que le français d’où la concurrence entre un EDS de Langues étrangères et celui de LR. Il n’y a pas de volonté d’éradication de l’enseignement des LR de la part du ministère. Alors même que l’ouverture d’un EDS a été actée, on peut être surpris par le manque d’engouement pour l’EDS LR : 241 élèves sur 27 établissements en France.

Pour Olivier Pasquetti, la réforme a été conçue pour qu’il y ait une concurrence entre les enseignements et on demande à un élève de seconde de se positionner pour les EDS en classe de première en anticipant son cursus post bac. Comment choisir un EDS LR ? Il s’agit encore de combinaisons machiavéliques.

Le responsable de la DGESCO s’insurge contre l’emploi de l’expression de combinaisons machiavéliques.

Thierry Delobel aborde les blocage du ministère face au développement de l’enseignement immersif en maternelle dans les écoles publiques pour lequel nos interlocuteurs confirment qu’ils veulent stopper ces expérimentations en reprenant les arguments avancés par le DASEN des Pyrénées-Atlantiques. Ceci malgré les évaluations académiques qui montrent les meilleurs résultats obtenus en français et mathématiques aux évaluations nationales par les élèves ayant suivi un cursus bilingue paritaire ou immersif puis paritaire comparé aux élèves de cursus unilingue. À l’instar du pays basque, une majorité d’élus locaux et territoriaux se prononcent en faveur de la transmission de nos langues par l’école et ce sujet devient de plus en plus clivant et augmente la fracture entre le gouvernement et les territoires. En écho à ces blocages du ministère qui manifestement introduisent une dimension discriminatoire insupportable entre Enseignement Public et associatif. Thierry Delobel informe ses interlocuteurs que des actions en justice sont à l’étude.

Conclusion de la DGESCO : le sujet du coefficient pour le bac retient notre attention, tout comme la grogne des élus locaux. Il est important qu’il y ait un dialogue, on va rediscuter de tout ça ; on vous promet un retour.

La séance est levée à 16h30.
Amistats en toï
Olivier Pasquetti
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