Cette réunion, à l’initiative d’Éric Penso, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole délégué à la politique culturelle et à la promotion de la langue et de la culture occitanes, et Alban Zanchiello, adjoint au maire de Montpellier en charge du patrimoine historique et de la promotion de la langue et de la culture occitanes a réuni, en présence de Mesdames Emilie Wilmann-Courteau, Caroline Frinault, Marie Susplugas, du Pôle Culture et Patrimoine, ainsi que d’Hugo Cros, pour la Région, et de Sylvain Blachon, de l’OPLO, plusieurs acteurs et responsables associatifs occitanistes de Montpellier ville et Métropole. La réunion devait être consacrée « à échanger au sujet de la politique menée conjointement par la Ville, la Métropole et les partenaires pour la valorisation de l’occitan ». Les échanges ont été effectivement riches, nourris des demandes des un.es et des autres.
Le collectif « Montpelhièr l’occitana » n’avait pas été invité en tant que tel, même si la plupart des associations membres, dont le CREO, l’avaient été. Une réunion préparatoire avait eu lieu le lundi 15 juin, où il avait été acté que le collectif, via son coordonnateur Pierre-Luc Angles, se présenterait rapidement, rappellerait son texte programmatique et le remettrait aux élus.
Le CREO – enseignement public de l’occitan – était représenté par Benoit Bolano, vice-président, professeur des écoles bilingues – Marie-de-Sévigné, et moi-même comme présidente.
Mon intervention résumée :
- J’ai salué le travail intelligent et démocratique accompli par le Collectif « Montplhièr l’occitana », une première à Montpellier après des décennies de porte-parolat coupé de tout travail de concertation et d’échange
- J’ai salué la volonté des nouveaux élus de Montpellier qui s’est traduite d’abord par des engagements de campagne du candidat Delafosse, puis par la désignation claire et sans ambiguïté des charges des élus « langue et culture occitane »
- J’ai salué l’énorme travail accompli par l’équipe technique, ci-dessus désignée, coordonnée par Marie Susplugas, sous l’égide de sa hiérarchie. J’ai souhaité que celle-ci ait plus de moyens à sa disposition, autrement dit que son quota de temps de travail consacré à l’occitan puisse être augmenté
- J’ai remercié Montpellier pour la belle année Max Rouquette, où des moyens ont été mis, avec un fort investissement public dans les événements organisés, preuve d’une évidente attractivité de notre langue et de notre culture, pour peu qu’on lui donne les moyens. Cette belle année a créé des attentes : pour le CREO, il faut dépasser et prolonger ce temps de commémoration. Nous attendons donc que les moyens soient mis pour le programme 2026-2027 autour des femmes occitanes
- J’ai présenté la spécificité de l’enseignement public de l’occitan : c’est un choix idéologique de notre part que d’investir l’école publique, là où vont l’immense majorité des enfants, dont la plupart des familles ne sont pas en mesure de demander une autre école, une autre pédagogie… incluant l’occitan. Pour le CREO, l’école doit présenter une politique d’offre publique d’enseignement de l’occitan : c’est le seul moyen de lutter contre l’ignorance entretenue pendant des décennies
- J’ai souligné la nécessité, pour les enfants scolarisés dans le public ou dans le privé associatif, de voir et d’entendre l’occitan dans l’espace public, pour que la langue ne reste pas cantonnée à l’école.
Compte rendu de mandat rédigé par Marie-Jeanne Verny
NB : le compte rendu de l’ensemble des échanges devrait nous parvenir ultérieurement de la part des services de Montpellier Ville et Métropole.