26-11-18- Lo CREO Tarn alerta sus la reforma dels licèus

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Letra mandada als deputats e senators del departament, al president del CD Tarn e a la presidenta de region.

Monsieur Caponi Olivier                                           Saint Sulpice le 26 novembre 2018,

Président du CREO 81

06, Impasse de la Jonte

81370 Saint Sulpice

            L’article L.312-10 du code de l’éducation dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage ». Or la réforme du baccalauréat et la réforme du lycée, telles que parues au Journal Officiel du 17 juillet ont pour effet de limiter les effectifs de lycéens dans les cursus de langue régionale par une mise en concurrence avec d’autres disciplines et par une réduction de leur attractivité. De plus la convention cadre signée en 2017 prévoyait d’augmenter  « le nombre d’élèves possédant à l’issue de leur scolarité des compétences culturelles et de communication en occitan relevant pour le moins du niveau B1 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues » et d’augmenter « le nombre d’élèves bénéficiant d’un enseignement bilingue français-occitan qui permet d’atteindre au lycée pour le moins le niveau B2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) et l’obtention d’une certification officielle ». Ces objectifs sont totalement absents du projet de réforme.

            Comme l’indique le tableau récapitulatif ci-joint (1811-03 Comparaison place LR dans RL Tableau) :

— La note de langue régionale en enseignement facultatif (LVC) ne compterait plus que pour 1 % de la note finale du baccalauréat contre 4 % aujourd’hui. Or, la majorité des effectifs de Langue Vivante Régionale (LVR) au lycée choisissent l’option facultative, LV3 afin de maintenir un enseignement de deux LV étrangères.

— L’option de LVR serait mise en concurrence avec de nouvelles options alors même que dans un souci d’égalité républicaine on doit lui conférer le même statut que celui de l’option Langues et Cultures de l’Antiquité (LCA) qui dispose d’un dispositif dérogatoire.

— L’enseignement de LVR serait exclu des enseignements de spécialité, créant ainsi une discrimination avec les langues étrangères et l’option LCA.

— L’enseignement d’une LVR demeure exclue des filières technologiques ce qui créé une disparité et une discrimination supplémentaire.

— Aujourd’hui aucun texte ne prévoit de continuité de l’enseignement bilingue alors que de nombreux collèges, à la suite de nombreuses écoles primaires, assurent un cursus bilingue régional. Les élèves issus de ces filières n’ont aujourd’hui plus la possibilité de choisir de continuer leur cursus au lycée.

            Face au statut discriminant des textes, jusqu’à aujourd’hui publiés, concernant la réforme du lycée et la réforme du baccalauréat nous souhaitons vivement qu’un nouvel arrêté ministériel permette enfin plus d’équité pour le patrimoine que reconnaît la Constitution française. Nous demandons :

— Une parfaite équité dans l’évaluation entre la langue régionale en LVC et la LCA

— L’intégration de la langue régionale comme discipline de spécialité ; ce qui permettra de répondre aux attentes d’un continuum dans l’enseignement bilingue au lycée.

— L’attribution d’un statut hors concurrence avec les autres options.

— Une ouverture de l’option à l’ensemble des filières technologiques.

— Une sérieuse prise en compte des sections régionales dans les textes de la réforme : qu’il y ait des sections langue régionale comme il y a des sections européennes ou orientales.

            Le Président de la République, lors de sa campagne, a dit : « Je faciliterai, dès l’école, l’apprentissage des langues et cultures régionales, dont l’intérêt éducatif, linguistique et culturel est reconnu ».

            Aujourd’hui, des milliers d’élèves et leurs parents, les enseignants, et l’ensemble de la société, souhaitent vivement qu’il y ait une cohérence entre les propos et les décisions ministérielles. La réforme du lycée et du baccalauréat doit prendre en compte les engagements passés entre l’état et les collectivités territoriales pour permettre une continuité DIGNE de l’enseignement de l’occitan.

C’est pourquoi, nous vous demandons, d’intervenir le plus rapidement et le plus énergiquement possible auprès du ministère de l’Éducation nationale pour que nos revendications argumentées soient prises en compte.

 

 

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