24-10-19-Analyse des questions écrites à l’Assemblée Nationale entre juillet 2017 et septembre 2019.

PartagerShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+

Voir l’analyse sous la forme d’un tableau bilingue :1910-24-analisi questions escrichas deputats francés e occitan. L’intégralité des questions posées est en ligne à l’adresse http://www.felco-creo.org/06-10-19-les-questions-des-deputes-sur-les-langues-regionales/.

             Avec la nouvelle législature revient le jeu traditionnel des questions écrites et des « réponses » qui leur sont faites, quand elles ont lieu. L’examen de ces questions et réponses nous permet d’avoir un aperçu relativement exhaustif de l’état actuel de l’enseignement des langues de France en général et de l’occitan en particulier, à travers le point de vue du pouvoir législatif. Une petite analyse s’impose donc.

D’abord les chiffres

Entre juillet 2017 et septembre 2019, le Journal Officiel a enregistré 77 questions écrites auxquelles ils convient de rajouter 2 questions orales posées en séance par un député breton. Ces dernières ont d’ailleurs obtenu une réponse.

Si l’on s’intéresse à la chronologie

– 19 questions sont posées entre juillet et la fin décembre 2017 ;

– 31 questions pour l’ensemble de l’année 2018 ;

– de janvier à fin septembre 2019, nous recensons déjà 29 questions, signe que la pression fonctionne.

Les ministères interpelés

La très grande majorité des questions s’adressent au Ministère de l’Education Nationale. Seules 4 sont posées au Ministère de la Culture et 2 spécifiques à la polémique sur l’orthographe des prénoms bretons ont été posées à la Ministre de la Justice.

Langues concernées

Les députés des départements occitans sont largement représentés. Sur les 79 questions posées depuis le début de la législature en juillet 2017,

– 50 proviennent ainsi de l’espace linguistique occitan. Même si cette sur-représentation peut s’expliquer par les dimensions du dit espace (plus de 30 départements), elle est aussi le témoignage d’une mobilisation sur le terrain des associations diverses dont la FELCO.

– seules 6 questions concernent le breton,

– 5 le picard,

– 4 le corse et l’alsacien / allemand,

– 3 le créole,

– 2 le catalan et le gallo

– et enfin 1 seule question traite des problématiques liées au wallisien ou au shimaoré de Mayotte.

Dans l’espace occitan

Si l’occitan tire plutôt bien son épingle du jeu, il le doit aux nombreuses sollicitations des députés de la part de la FELCO, relayées d’ailleurs au plus près du terrain par les différents CREOs académiques et départementaux lorsqu’ils existent. 12 questions font d’ailleurs référence à la FELCO. Toutefois, il convient de relativiser un peu ce chiffre plutôt satisfaisant, qui cache de nombreuses disparités : sur les 30 départements de l’espace occitan, seuls 18 ont posé une question depuis juillet 2017.

Les autres sont restés muets : dans le détail il s’agit des Alpes de Hte-Provence, de l’Aude, de la Corrèze, de la Creuse, de la Drôme et plus surprenant de la Gironde, de la Lozère, de la Hte-Loire, du Lot-et-Garonne et des Htes-Pyrénées.

Dans l’espace nord occitan, la faiblesse de notre enseignement est évidemment un facteur de démobilisation bien qu’il faille continuer à solliciter les élus de ces contrées.

           Ventilation per groupe politique

La question de l’enseignement et de la situation de langues de France est plus que jamais trans-partisane. La ventilation entre les différents partis représentés à l’Assemblée Nationale s’opère ainsi :

  • 1 communiste,
  • 1 France Insoumise,
  • 6 PS,
  • 25 LREM (le parti majoritaire),
  • 5 MODEM,
  • 8 LR
  • 3 non-inscrits. Parmi ces derniers, citons le célèbre Lassalle auteur de deux questions, la dernière étant l’œuvre de Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers, auteure d’une question sur l’agrégation de langues de France, mais visiblement peu informée de la réalité actuelle du mouvement occitan (référence à la coordination Anèm Òc en sommeil depuis 2012…) et à laquelle la FELCO ne se souvient d’ailleurs pas d’avoir écrit.

Tout compte fait, la proportionnalité des forces représentées à l’Assemblée Nationale est globalement respectée. Parmi les députés, relevons quelques fidèles sur qui la FELCO peut s’appuyer :

3 interventions : Viala (Aveyron – LR), Giraud (Htes-Alpes – LREM), Toutut-Picard (Hte-Garonne – LREM), Huppé et Vignal (Hérault – LREM) ;

2 interventions : Mirallès (Hérault – LREM), Lagleize (Hte-Garonne – MODEM), Lassale (Pyrénées-Atlantiques – non inscrit).

Des questions…

Le contenu

En nous limitant aux 50 posées par les élus occitans et en laissant de côté 2 questions portant sur l’audiovisuel, nous constatons que :

– 5 sont d’ordre très général, portant sur la situation globale de l’enseignement de l’occitan, tous niveaux confondus ;

– 11 portent spécifiquement sur l’agrégation avec une pointe en juillet-août 2018 quand la nouvelle tombe que l’occitan ne sera plus au concours externe ;

– 18 portent sur la réforme du lycée et du baccalauréat ;

– 4 portent sur la situation particulière des écoles immersives et des postes au CAPES (ce dernier point étant parfois abordé dans d’autres thématiques) ;

– 1 question est posée sur le rétablissement des moyens spécifiques abruptement supprimés en janvier 2019 dans l’académie de Toulouse, sur l’égalité de la LVC entre langues régionales et langues et cultures de l’Antiquité, sur le financement de l’OPLO par l’Etat, sur la place de l’occitan dans le bac technologique ;

– le député Reynès (Bouches-du-Rhône) demande que le provençal soit considéré comme une langue à part entière séparée de l’occitan…

Petite parenthèse, il n’est d’ailleurs pas le seul à s’emmêler les pinceaux, le député de l’Ariège Larrive parle ainsi de « langues d’oc » au pluriel.

Quant au ministère de la culture interpellé sur la place plus que symbolique accordée aux langues régionales dans les médias, il opère également une distinction entre provençal et occitan. Cela se passant au moment où Françoise Nyssen, arlésienne bien connue, occupait le poste… mais même après l’exfiltration de celle-ci, nous constatons dans une réponse sur le sujet des médias, en date de décembre 2018 que seules sont prises en compte dans le calcul les heures d’« occitan » en Aquitaine et à Toulouse-Montpellier comme si Vaquí, de Marseille, n’était pas en « occitan ». Quoi qu’il en soit, ce que montrent les réponses, c’est que le nombre d’heures a stagné, quelles que soient les promesses du ministère qu’elles augmenteront.

Sur l’enseignement

Pour en revenir à la question de l’enseignement, il est toujours étonnant de constater le manque d’informations ou les méprises du Ministère. En décembre 2018, en réponse à une question sur la situation générale de l’enseignement de l’occitan, les fonctionnaires de la rue de Grenelle occultent ainsi les académies d’Aix-Marseille et Nice, comme s’il y avait deux voire trois langues distinctes.

Quoiqu’il en soit c’est bien l’enseignement public qui suscite le plus de questions, résultat sans aucun doute de l’investissement de la FELCO dont nous retrouvons repris dans plusieurs questions l’argumentaire développé dans les dossiers qu’elle fait parvenir très régulièrement aux élus. Il n’est pas rare d’ailleurs que la FELCO y soit clairement mentionnée ou à défaut les « enseignants d’occitan / professeurs d’occitan ». De même, la FELCO est parfois mentionnée dans les réponses du ministère, signe, probable, que ce dernier est conscient du travail fait par notre association auprès des députés. Une sorte d’hommage du vice à la vertu…

Des réponses ?

Quantitativement

35 questions (sur 50 concernant l’occitan) ont reçu une réponse, du jour même (une seule) à souvent plusieurs mois avant que la question posée soit traitée tandis qu’un tiers sont ignorées. Il est clair que le ministère n’a guère envie de répondre à certaines questions.

Qualitativement…

Aucune surprise dans les réponses apportées. Si dans quelques cas des chiffres précis sont avancés (66300 élèves inscrits en occitan en 2016-2017, 4.5 % des élèves de l’académie de Montpellier, rapporté à l’effectif total oc + catalan : 9,3%)… dans le nouveau monde comme dans l’ancien, les réponses sont souvent les mêmes et d’un automatisme effarant. Peut-être d’ailleurs que les députés de l’ancien monde ont traversé sans larmes ni problème l’alternance. Au Ministère, c’est le plus souvent le pilotage automatique qui s’observe…

Preuve concrète, et record absolu d’automatisme, entre le tragique et le comique, la réponse apportée au député breton Rouillard, qui, s’interrogeant sur la réforme du lycée et ses conséquences, reçoit en échange des considérations longues et soporifiques sur la situation des écoles rurales de… l’Aube !

Sans en arriver à cet extrême, la plupart des réponses demeurent évasives, technocratiques et ne répondent pas à la question posée :

– 2 questions évoquant la nécessaire révision de l’article 2 de la Constitution, demande que nous soutenons à la FELCO, reçoivent une réponse éloignée du sujet ;

– sur les questions très précises des coefficients et de la réforme du bac, le ministère botte en touche la plupart du temps, se contentant de développer son argumentaire lénifiant et faisant fi des remarques ;

– sur la question des moyens, il lui arrive également, au moins deux fois explicitement et à d’autres moments par allusion, d’avancer l’argument utilisé depuis quasi 20 ans sur le « sureffectif » des professeurs d’occitan, tout en se réjouissant en parallèle de sa bonne politique permettant de faire croître le nombre d’élèves. Allez comprendre ;

– sur le nombre de postes au CAPES et à l’agrégation, comme sur la forte disproportion entre le nombre de poste et les 30 départements occitans potentiellement concernés, aucune réponse dans au moins trois cas, ou des réponses parcellaires voire à côté pour d’autres ;

– il en va de même pour la question du député Descoeur du Cantal décrivant la situation des départements nord-occitans et qui a droit à une réponse générale et lénifiante sans aucune allusion à la situation décrite.

En bref, rien de nouveau sous le soleil de Grenelle. Le ministère a raison et nous avons tort. Aux questions urticantes des députés, le ministère répond le plus souvent par une rhétorique bureaucratique répétitive et soporifiques

En toute honnêteté nous ne sommes pas surpris. Pour autant, plus que jamais, il vaut la peine de continuer à questionner ce monde sourd qui refuse de nous entendre, en sollicitant les députés qui nous ont montré leur capacité de réaction, quel que soit leur lien avec le gouvernement actuel. L’expérience montre que lorsque nous leur soumettons des dossiers clairs, ils sont capables de leur donner l’écho qu’ils méritent au Palais Bourbon mais aussi au Sénat.

************************


Analisi de las questions escrichas a l’Assemblada Nacionala, julhet de 2017-setembre de 2019.

Amb la legislatura nòva, lo juec tradicionau de las questions escrichas e de las « respòstas » que lor son fach fachas, quand o son, a tornat. L’examen d’aquelas questions e repòstas nos apren un cert nombre de causas sus l’anar actuau de l’ensenhament de las lengas de França en generau e de l’occitan en particular, vist dau ponch de vista dau poer legislatiu. S’amerita doncas una pichona analisi.

Premier de tot, de chifras

Entre julhet de 2017 e encuèi, lo Journal Officiel enregistra 77 questions, escrichas amb doas questions oralas pausaas en sesilha per un deputat breton, e qu’an drech a una respòsta.

Cronologicament

  • son 19 entre julhet e lo 31 de decembre de 2017,
  • 31 per 2018,
  • e ja 29 dinqu’a fin setembre de 2019, signe que la pression foncciona, per de motius que veirem puèi.

Ministèris interpelats

Per l’essenciau, aquelas questions van au ministèri de l’Educacion nacionala (4 per la Cultura, 2 per la Justícia sus la question de l’ortografia dels prenoms bretons).

Lengas concernidas

D’aquelas 79 questions,

  • ne son 50 qu’es de deputats (o de deputadas) dels despartiments occitans que las an pausat. Segur que las dimensions de l’espaci linguistic d’òc o explican.
  • Per comparason, de questions tochant lo breton n’i a agut 6 ;
  • Venon puèi lo picard (5),
  • lo còrso e l’alsacian/alemand (4).
  • Costat Oltra-mar, per lo creòl, 3 questions,
  • e per lo walisian o lo shimaoré de Maiòta, una per chascun.
  • Lo catalan e lo gallo an drech a doas questions chascun.

Dins l’espaci occitan

Aquò dich, per relativizar un pauc aquela chifra satisfasenta per l’occitan (e las solicitacions de la FELCO – relaiadas sul terrenh per las associacions academicas – l’i son pas estrangieras, 12 entre los interveneires l’i fan referéncia, d’alhors), chau totun constatar que dels 30 despartiments occitans, sols 18 an porsut de questions.

Los autres son demorats muts (dins lo detalh : Aups bassas, Auda, Corèsa, Cruesa, Droma, Gironda, Losera, Léger-Naut, Òlt-e-Garona, Pirenèus nauts, Puei de Doma, Vinhana Auta). L’abséncia de bòna part dels despartiments dau nòrd de l’espaci occitan se’n chau pas estonar, en sabent la situacion alai de l’ensenhament de l’occitan. Mas es pas una rason per pas sollicitar lors elejuts.

Ventilacion per grop politic

Se fasèm aüra la ventilacion en fonccion dels partits representats a l’Assemblada Nacionala, trobam de gaucha a drecha

  • 1 PC,
  • 1 France Insoumise,
  • 6 PS,
  • 25 LREM, lo partit larjament majoritari coma se sap,
  • 5 Modem,
  • 8 LR,
  • 3 non iscriches (lo celebre Lassalle pòrse 2 intervencions, la tresena degùa a Emmanuelle Menard, molher dau celebre cònsol de Besiers, que pausa una question sus l’agregacion ont evòca lo Felibrige e la FELCO (que se sovenèm pas de li aver escrich…), doas associacions que presenta coma membras de la coordinacion Anem òc (un se pòt puèi pas téner pron assabentat de tot per actualizar sas referéncias).

Tot comptat rebatut, la proporcionalitat de las fòrças representaas a l’assemblada es globalament respechaa. Se de deputats intervenon ren que per un còp, l’i a de fidèus (aquò vau pas palmarès, naturalament, mas simplament indicacion que los chau benlèu pas eissubliar dins nòstras pregàrias e nòstras intervencions) :

  • Viala (Avairon, LR), Giraud, LREM, Autas Aups, Toutut-Picart, LREM Auta Garona, Huppé e Vignal, LREM Eraut, 3 intervencions chascun,
  • Miralles, LREM, Eraut, Lagleize, Modem, Auta Garona, Lassale, non iscrich, Pireneus atlantics, 2 questions chascun.

De questions…

Lo contengut

Se nos concentram suu contengut de las 50 questions pausaas per d’elejuts occitans, e en laissant de caire doas questions tochant l’audiovisuau per lo ministre de la cultura, constatam que

– n’i a que son d’òrdre generau (la situacion de l’ensenhament de l’occitan, totes nivèus e totes problemas ensems) : ne compto 5.

Mas la màger part se concentran sus un aspecte particular.

– 11 especificament parlan de l’agregacion (amb una poncha de 6 en julhet-aòst 2018 quand apareis que l’occitan serè pus au conconrs extèrne),

– e dinqu’aüra 18 sus la « refòrma » dau licèu e dau bac.

– La situacion de las escòlas immersivas provòca 4 questions,

– coma lo nombre de pòstes (mas lo subjecte pòt estre esmentat dins de questions d’ample mai larg).

– Dins los darriers meses apareis la question dels means especifics per l’occitan dins l’académia de Tolosa (4 questions).

– La question de l’egalitat dels coeficients amb los somostes a las lengas de l’antiquitat dona 1 question especifica, mas es citaa dins d’autras, coma la plaça de l’occitan dins lo bac tecnologic (1 question especifica).

– Notem enfin 1 question suu finançament de l’OPLO per l’Estat,

– E 1 (dau deputat LR de Bocas de Ròse Reynès) per lo « provençau », destriat de « l’occitan langue unique ». Rapòrt a las legislaturas anterioras poèm constatar que lo lobbying particularista es mens vigorós. Aquò dich notam tanben que lo deputat FI Michel Larive, d’Arieja, parla de « langues d’oc » au plurau : a la France Insoumise sembla qu’an encara de dificultats a compréner la problematica de las lengas de França dins tota sa subtilitat.

Per quant au ministèri de la cultura, interpelat sus la plaça de las lengas regionalas dins los medias, destria aquò « occitan » d’aquò « provençal » : verai qu’aquò se passava dau temps de Françoise Nyssen, arlatenca ben conoissùa ; mas amai après son exfiltracion, constatam dins una respòsta suu sicut en data de decembre de 2018 que solas son presas en compte dins lo carcul las oras d’« occitan » en Aquitània e Tolosa-Montpelhier coma se Vaquí, de Marselha, èra pas en « occitan ». De tot biais, çò que mòstran las respòstas, es que lo nombre d’oras a mermat, amai lo ministèri prometa que tornarèn poar.

Sus l’ensenhament

Per tornar a çò que tòcha l’ensenhament, es sempre estonant de constatar la manca d’informacions o las confusions dau ministèri : en decembre de 2018, per respondre a una question sus la situacion generala de l’ensenhament de l’occitan, los fonccionaris de la charriera de Grenelle « eissublian » las academias d’Ais-Marselha e de Niça, coma se l’i se parlesse doas senon tres lengas distinctas de l’occitan…

Se vei de tot biais qu’es lo public que suscita las questions mai nombrosas, e es pas complicat de retrobar dins lo contengut d’aquelas questions çò que caup dins los argumentaris e dorsiers somostes per la FELCO als elejuts. Amb aquò, se sovent lo deputat questionaire dona pas las sorgas de son prepaus, o las atribuís a « des professeurs » o « des associations d’enseignants », arriba que la FELCO sieie saluaa d’un biais explicit, o avèm dich. E en paralèl, arriba que dins las respòstas dau ministèri la FELCO sieie mençonaa, signe, probable, qu’au ministèri dins lor saviesa sabon pròpi ben quau ten la pluma dels deputats qu’escrivon. Mas o poèm tanben considerar coma una mena d’omenatge dau vici a la vertut.

De respòstas ?

Quantitativament

N’i a 35, çò qu’es pas particularament estonant, donat que chau sovent de meses drant que la question escricha sieie tractaa. Mas vòl pas dire que totas aien lor respòsta, veirem puèi que n’i a que clarament lo ministèri a pas tròp envea de respondre.

Qualitativament…

Ges de suspresa, se dins d’unes cases poèm trobar, per un còp, de chifras (66300 escolans que fan d’occitan en 2016-17 per exemple, o 4,5 % dels escolans de l’acadèmia de Montpelhier que fan d’occitan, raportat a la chifra totala, oc + catalan, 9,3 %), dins lo novèu monde coma dins l’ancian (benlèu perqué los de l’ancian an travessat sens lagrimas ni problèma l’alternància) au ministèri son lo mai sovent en pilotatge automatic.

Lo recòrd absolut de l’automatisme es ganhat per la respòsta a un deputat breton, Rouillard, que s’interrogava sus la refòrma dau licèu, e reçaup en eschambi de consideracions lonjas sus la situacion de las escòlas ruralas dau departament de l’Auba. Aquò poiria ben indicar quente interés pòrtan dins los burèus a aqueu tipe de questions…

Sens arribar a aqueu somp, pron respòstas respondon a costat de la question pausaa.

– N’i a 2 qu’evòcan entre autres ponches una necessària revision de l’article 2 de la Constitucion, una demanda que la FELCO sostenèm : ges de reaccion dins la respòsta vaiga que recebon suus autres ponches.

– Per d’autras questions, fòrça precisas, suus coeficients, e las consequéncias de la refòrma dau bac, lo ministèri debana tranquile son argumentari endormitòri, sens far cas de las objeccions que li son fach.

– Li arriba tanben, au mens dos còps explicitament e a d’autres moments per alusion, de tornar far sautar fòra l’argument tradicionau despuèi quasi vint ans suu « surefectiu » dels ensenhaires d’occitan, çò que l’empacha pas d’explicar que bòna-dich sa politica, lo nombre totau dels escolans creisse. Anatz compréner.

– Per quant a las questions elas tanben precisas e directas suu nombre de pòstes au CAPES e a l’agreg, coma sus la disproporcion ente lo nombre de pòstes a l’agreg e los 30 despartiments occitans potencialament concernats, ges de respòsta dins au mens tres cases, o de respòstas a costat dins d’autres.

– Parier per la question dau deputat LR de Cantal Descoeur que descriu la situacion dels departiments nord-occitans, qu’a drech a una respòsta generala e lenifianta sens ges d’alusion a la situacion descricha.

En brèu, pas ren de novèu sota lo solèu de Grenelle. Lo ministèri an rason e los autres, nautres per exemple avèm tòrt, per quant als deputats e lors questions embestiantas, s’ameritan que de retorica burocratica repetitiva e dormitòria.

Onestament, siam pas suspreses. Mas totun, vau la pena de contunhar de secutar aqueu monde sord, amb las questions que farem passar als deputats que nos an mostrat lor capacitat de reaccion, que que sieie lor liam au govèrn actuau. L’experiéncia mòstra que quand lor sometèm de dorsiers clars, son capables de lor donar lo resson que s’ameritan au Palais Bourbon (e, paralelament, li chalrè anar veire, au Senat).

           

 

Ce contenu a été publié dans Actualitats acuèlh, Deputats e Senators. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.