09-08-20- Nouvelle présentation de La Cançon de la Crosada, par Paul FABRE

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Les trois volumes sont à commander chez Gilbert Jaccon : http://www.gilbertjac.com/7_livres/fiches_Fabre/litterature_2020-07_canconA2.html

Pour tout Occitan, La Cançon de la Crosada devrait être un livre de chevet ; pour tout Français, elle devrait être, au moins, un livre d’histoire. C’est pour cela que Paul Fabre a décidé d’en faire une nouvelle présentation pour rendre cette œuvre aussi aisément accessible qu’il est possible : mise en graphie moderne du texte médiéval, traduction aussi proche que possible de l’original, lexique nécessaire pour le lecteur susceptible d’approcher ou de lire l’ancienne langue, notes réduites à l’essentiel.

  • Le tome I donne le texte de Guillaume de Tudèle, qui raconte les événements qui ont martyrisé l’Occitanie entre 1208 et 1213, du meurtre du légat du pape Pierre de Castelnau aux préparatifs de l’entrée en guerre de Pierre II d’Aragon, en passant par le sac de Béziers, les sièges de Lavaur, de Minerve et de Termes, et l’avancée des croisés à travers tout le Languedoc. Il est toujours disponible chez Gilbert Jaccon.
  • Le tome II donne la première partie du texte de l’Anonyme qui a pris la suite de Guillaume de Tudèle ; ce volume narre les événements qui vont de 1213 à 1217 (entrée  de Raimond VI à Toulouse) : le siège du Pujol, la bataille de Muret, le concile de Latran, l’arrivée du futur Raimond VII en Provence, le siège de Beaucaire, les représailles de Simon de Montfort contre Toulouse, le soulèvement des habitants et la mort du chef de la Croisade (un tome III donnera la suite de la Chanson de l’Anonyme jusqu’à la fin).
  • « Au bout de ce troisième volume, dit l’auteur, j’aurai passé à peu près trois années sur la Chanson de la Croisade : ce faisant, j’ai retrouvé le plaisir d’entrer de plain-pied dans l’ancien occitan et d’en retrouver les richesses. Aussi mon propos premier sera-t-il de souligner une fois encore l’injustice subie par cette langue d’oc qui fut en son temps la première d’Europe et qui traîne encore après elle cette marque infâmante de « patois » qu’elle est loin de mériter : elle a été la langue poétique, littéraire et civilisatrice de l’Europe médiévale et Dante voyait en elle la parlure la plus parfaite et la plus douce .

Au-delà de l’histoire des faits et de l’approche linguistique, j’ai forcément un regard sentimental sur cette œuvre, car l’émotion m’a continuellement accompagné tout au long de ce travail. On ne passe pas trois ans dans les souffrances d’un peuple martyrisé sans que cette présence ne laisse des traces ; et il y a en effet, dans l’Histoire, des lieux malheureux dont le nom ne s’oublie pas : tels sont Béziers, Minerve, Lavaur, Marmande, comme Oradour-sur-Glane et comme Guernica.

Merci donc à Guillaume de Tudèle. Merci surtout, à l’Anonyme, cet inconnu qu’il me semble maintenant connaître, parent éloigné par le temps, mais si proche par l’émotion. Et qui, lui, lui aussi, a tenté de sauver Paratge.

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