18-11-18-LVER au lycée -Intervention SE/UNSA au Conseil Supérieur de l’Education du 15-11-18

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Le Conseil Supérieur de l’Education (CSE) s’est réuni le jeudi 15 novembre pour examiner 5 textes en lien avec la « Loi pour choisir son avenir professionnel », 2 textes sur le bac et la Voie Professionnelle.

  1. Déclaration liminaire du SE UNSA

Elle s’est concentrée largement sur la grève du 12 novembre, le budget et ses impacts, la souffrance au travail des personnels dans la suite du mouvement #pasdevague et le rythme effréné des réformes.

Dans une déclaration spécifique (en pièce jointe), nous avons dénoncé les conditions inacceptables dans lesquelles se prépare la rentrée 2019 dans les lycées (programmes au pas de charge, annonce de mode de répartition des moyens incompatible avec des parcours souples de formation pour les lycéens, absence d’informations fiables pour la préparation à l’orientation).

 Les textes sur la réforme des Lycées

  • Sur l’option LCA (bonus au bac), nous avons regretté le traitement inégalitaire entre les options et proposé un amendement qui accorde le bonus (points au-delà de la moyenne x3) pour toutes les options. Notre amendement a été largement soutenu (29 pour, 3 contre, 28 abstentions). En revanche nous nous sommes abstenus sur l’amendement du SNES-FSU qui allait dans le même sens mais proposait d’affecter un coefficient 8, ce qui revenait à ce qu’une option compte potentiellement 3 fois plus qu’un enseignement de tronc commun.
  • Nous avons saisi l’opportunité offerte par ce texte pour déposer un vœu pour que les LVR (Langues Vivantes Régionales) soient traitées à égalité avec les LCA, a minima en bénéficiant du bonus et d’un enseignement de spécialité partout où on propose l’enseignement approfondi. Notre demande a été reçue avec condescendance par le représentant de la Dgesco sous prétexte qu’il n’y aurait que 500 élèves en première et 400 en terminale qui suivraient un enseignement de LVR approfondi. Nous lui avons rappelé que le Ministère n’avait pas les mêmes préventions pour le grec (50 candidats au bac en 2018). Nous espérons que le soutien massif du CSE à notre vœu pourra faire réfléchir le Ministre… (45 pour, 1 contre, 14 abstentions)

Réforme du lycée : le SE UNSA défend les langues régionales (suite)

Dans le cadre de la réforme du lycée général et technologique, l’enseignement des Langues Vivantes Régionales (LVR) pourrait être mis en difficulté. Alors que le Ministre a su « évoluer » sur la question des langues anciennes dans la réforme du lycée, pourquoi ne pas bouger sur les langues vivantes régionales ?

Un vœu proposé par le SE UNSA demandant l’équité de traitement entre LVR et LCA a été massivement soutenu par le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE).

Le Ministre doit l’entendre !

Le SE UNSA a proposé un vœu au Conseil Supérieur de l’Éducation du 15 novembre pour demander :

  • la création d’un enseignement de spécialité Langues et cultures régionales ;
  • la valorisation de l’enseignement optionnel de Langues et cultures régionales au baccalauréat en affectant un coefficient 3 aux point supérieurs à la moyenne et en les ajoutant au total des points obtenus par le candidat.

 Ce vœu a obtenu un soutien massif du CSE : 45 voix pour, 1 voix contre, 11 abstentions et 3 refus de vote.

Pour le SE UNSA, après son courrier adressé au Ministre (cf. pièce jointe), il s’agit d’attirer une fois de plus son attention sur le sort réservé aux langues et cultures régionales dans la réforme du lycée. Pourquoi se montre-t-il sensible aux arguments des défenseurs des langues et cultures de l’antiquité mais incapable de reconnaître l’importance des langues et cultures régionales qui appartiennent au patrimoine de la France comme l’affirme la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 ?  Où est passée la volonté institutionnelle d’œuvrer pour la préservation et la valorisation des langues régionales ?

Dans le lycée actuel, les élèves peuvent bénéficier d’un enseignement obligatoire en LVR si c’est leur LV2 ou LV3, d’un enseignement d’approfondissement de 3 heures dans le cycle terminal ou d’un enseignement optionnel de 3 heures.

Instaurer un enseignement de spécialité LCR ne présenterait pas de difficulté majeure en s’appuyant sur les établissements qui offrent l’enseignement d’approfondissement. Le regroupement des élèves suivant l’option avec ceux qui choisiraient l’enseignement de spécialité permettrait d’envisager des implantations peu « coûteuses ». Quant au programme, il pourrait reprendre largement le programme de l’enseignement d’approfondissement.

Au vu de cet argumentaire et du soutien exprimé par le CSE, le SE UNSA demande au Ministre de revoir sa position et d’autoriser la création d’un enseignement de spécialité LCR dans les lycées.

Pour le SE UNSA, la réforme du lycée ne doit pas conduire à la disparition d’une offre diversifiée d’enseignements en LVR.
Il demande qu’un enseignement de spécialité LCR soit implanté a minima partout où existe pour l’instant l’enseignement approfondi.

 

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