07-04-20-Réforme des lycées – enseignement public des langues régionales – la FELCO s’adresse aux élus

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Madame, Monsieur le député, Madame, Monsieur le sénateur

Comme enseignants du service public, les professeurs que représente la FELCO (http://www.felco-creo.org/ académies Aix-Marseille, Bordeaux Clermont-Ferrand, Grenoble, île de France Limoges, Montpellier, Nice, Poitiers, Toulouse) sont bien entendu concernés au premier chef par la situation sanitaire actuelle. Ils développent collectivement des outils numériques afin de rester au contact de leurs élèves.

Dans ces moments éprouvants pour l’ensemble de la Nation, permettez-nous d’espérer que vous-mêmes, en première ligne comme élus, et ceux qui vous sont chers, n’avez pas trop à souffrir de cette situation inédite.

Dans ce contexte difficile, la FELCO continue sa mobilisation pour une place digne des langues régionales dans l’enseignement public et dans la société en général.

Pour ce faire, le soutien de nos élus est fondamental et nous remercions chacune et chacun de ceux qui, par des questions écrites ou des lettres au Ministère, témoignent de leur attachement au patrimoine vivant de la République que constituent les langues régionales (art. 75-1 de la Constitution). Nombre d’entre vous se sont ainsi faits l’écho auprès du Ministère de nos préoccupations, revendications et inquiétudes, exacerbées depuis deux ans par la réforme du lycée et du baccalauréat et les attaques menées dans certaines académies contre nos enseignements. Les interventions d’élus ont pu parfois débloquer ou améliorer certaines situations et de cela aussi nous remercions leurs auteurs. Depuis juin 2017, ce sont ainsi en tout 86 questions orales ou écrites qui ont été posées par la représentation nationale sur le thème des langues régionales (voir sur notre site : http://www.felco-creo.org/03-01-20-les-questions-des-senateurs-sur-les-langues-regionales/ et http://www.felco-creo.org/03-01-20-les-questions-ecrites-des-deputes-sur-les-langues-regionales/).

Les réponses apportées par les ministères concernés, au premier chef desquels le ministère de l’éducation nationale, naviguent entre le mépris le plus clair, le hors-sujet manifeste, et manifestent systématiquement le refus d’admettre la réalité des dégâts collatéraux de la réforme voire la méconnaissance patente des dossiers et du terrain.

Ce courrier s’appuie d’ailleurs sur ces réponses.

Si aux yeux des fonctionnaires de la rue de Grenelle la situation de l’enseignement des langues régionales semble être idyllique et évoluer favorablement, la réalité des chiffres, les difficultés quotidiennes des enseignants de collèges et de lycées qui doivent se battre pied à pied pour que l’enseignement de l’occitan puisse continuer d’exister, démontrent au contraire une situation marquée par l’inquiétude, le découragement, l’incompréhension.

N’ayons pas peur des mots, la situation actuelle pose clairement la question de la survie à court terme d’un enseignement de langues régionales dans l’école de la République.

Comment ne pas penser à une volonté ministérielle de liquidation de cet enseignement quand pour l’ensemble du domaine de la langue d’oc 24 lycées ont fermé leurs cours d’occitan entre la rentrée 2018 et celle de 2019 et que les effectifs ont chuté brutalement de 20 %. Et la tendance va s’aggraver à la rentrée prochaine : compte tenu de l’effondrement des effectifs en première. Dans la seule académie de Toulouse, par exemple, la première en termes d’effectifs en occitan, le nombre d’élèves inscrits en terminale sera divisé par deux.

Comment donner crédit au ministère de l’éducation nationale d’une politique de « développement progressif de l’enseignement de l’occitan » quand ce dernier a disparu de dizaines de lycées et de collèges à la rentrée dernière sous les coups de boutoir de la réforme des lycées et de la réduction des moyens ?

Comment le ministère ose-t-il encore parler dans les réponses qu’il vous adresse de « dynamique de renforcement des langues régionales » et de « réel progrès » à travers l’ouverture de l’enseignement de spécialité LLCER pour l’occitan quand cet enseignement de spécialité n’est ouvert que dans 3 établissements pour 32 départements occitanophones, c’est à dire 1 pour 2,5 académies et 20 élèves – selon les chiffres du Ministre lui-même – au total ?

Comment le ministère peut-il qualifier de « progrès » la possibilité pour les élèves de prendre la langue régionale en deuxième langue (LVB) alors que cette dernière est loin d’être proposée dans tous les lycées ? À l’impossibilité manifeste et avérée dans de nombreux endroits s’ajoutent les blocages administratifs de toutes sortes, volontaires ou involontaires (impossibilité de cumuler avec la section internationale Bachibac, problèmes d’inscriptions et d’emploi du temps…)

Comment le ministère peut-il encore s’auto-féliciter d’une meilleure prise en compte des enseignements optionnels (LVC) quand dans le cadre du nouveau baccalauréat la note de cette LVC (3ème langue) représente moins de 1% de la note finale pour 3 heures par semaine, qu’elle n’est plus bonifiante (quand seuls comptaient jusqu’ici les points supérieurs à 10) et qu’il n’est plus possible de se présenter aux épreuves en candidat libre comme c’était le cas depuis 1951 ?

Comment le ministère peut-il parler d’égalité entre les options quand l’option Langues et Culture de l’Antiquité est trois fois plus valorisée et qu’elle est cumulable avec tous les autres enseignements, une dévalorisation qui vient amplifier encore celles survenues

  • en 2004 où le coefficient des épreuves des langues anciennes est passé à 3 (Arrêté du 9-12-2004 JO du 17-12-2004) et resté à 2 pour les langues régionales ainsi marginalisées et discriminées.
  • en 2010 avec la suppression de l’épreuve facultative de LV3 dans la plupart des séries technologiques (réforme du lycée 2010).

Le ministère a-t-il conscience de l’ambiance délétère ainsi créée dans les établissements par une situation de mise en concurrence entre enseignements alors même que l’exercice du métier demanderait solidarité et bienveillance réciproque ?

Depuis des mois nous nous efforçons d’alerter les autorités ministérielles, les élus, les organisations syndicales, sur la réalité du terrain, de justifier nos demandes légitimes, inspirées par notre dévouement au service public.

Comment accepter qu’en guise de réponse, les services ministériels reprennent les mêmes arguments sans tenir compte des informations qui leur sont communiquées et des remarques qui leur sont faites, alors que les chiffres du Ministère lui-même montrent la situation grave dans laquelle sa réforme place l’enseignement des langues régionales ? De telles réponses, au-delà du pur et simple déni de réalité, ne peuvent que renforcer le sentiment que nos langues dites « régionales » sont méprisées ainsi que ceux qui les enseignent alors qu’ils œuvrent au quotidien, dans leurs classes, pour le développement de la pluralité culturelle en France.

Nous le répétons : les chiffres même donnés par le Ministère imposent une révision de la place des langues régionales dans la réforme des lycées.

Par ailleurs, pour pallier la situation de concurrence dans laquelle le cadre des dotations globales place l’enseignement des langues régionales, il est nécessaire de donner aux académies concernées les moyens de faire face à cette nécessité qui s’ajoute aux autres charges d’enseignement communes à l’ensemble du système éducatif. Sans ces moyens spécifiques, le Ministère ne peut concrétiser son attachement « à la préservation et à la transmission des diverses formes du patrimoine linguistique et culturel des régions français », comme le prétendent les réponses faites aux élus.

Nous ajouterons à ce constat d’actualité notre revendication d’attribution à toutes les académies de l’espace d’oc les moyens leur permettant d’organiser correctement l’enseignement de l’occitan. Il nous paraît aussi indispensable de rappeler la situation sinistrée des académies du nord de notre espace (Grenoble, Clermont, Limoges, départements alpins) et la suppression des enseignements d’occitan en Ile de France.

C’est pourquoi, Madame, Monsieur, nous vous demandons, une nouvelle fois, d’intervenir énergiquement auprès du ministère pour qu’il prenne enfin en compte la réalité et mette en œuvre les mesures de réajustements nécessaires pour sauver l’enseignement de l’occitan, c’est-à-dire :

  • la revalorisation urgente de l’option facultative au même niveau que les langues de l’Antiquité,
  • la généralisation de la possibilité de la LVB en langue régionale dans tous les établissements où un enseignement existe,
  • le rétablissement de la possibilité de présenter en candidat libre une épreuve de langue au baccalauréat,
  • la possibilité de présenter l’option « langues régionales » dans tous les bacs technologiques
  • l’attribution de moyens spécifiques pour l’enseignement de l’occitan aux académies concernées,
  • une politique de recrutements d’enseignants formés qui permette enfin d’étendre l’offre d’enseignement de l’occitan sur l’ensemble du territoire concerné,
  • un plan d’urgence pour l’enseignement public de l’occitan dans les académies et départements du nord de notre espace où cet enseignement est sinistré,
  • la mise en œuvre d’une vraie politique de développement coordonnée avec les acteurs de terrain.

Nous vous remercions très chaleureusement de l’accueil que vous voudrez bien porter à ce courrier et, dans l’attente de vos réactions, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre attachement au service public de l’Éducation Nationale

P/O du président Yan LESPOUX, Marie-Jeanne VERNY, professeure émérite des Universités, cosecrétaire FELCO

 

Nous joignons à ce courrier la tribune publiée dans Le Monde du 12 février dernier (édition électronique), par 128 universitaires (que d’autres sont venus rejoindre depuis lors), dont certains d’entre vous ont d’ores et déjà eu connaissance. Comme vous le constaterez à la lecture des noms des signataires, ceux-ci émanent de nombreuses disciplines et de l’ensemble de notre territoire. Les sous-titres sont de la rédaction du Monde.

 Pour les langues régionales, en danger pressant, il faut ouvrir les fenêtres de la diversité

 Les Français ignorent généralement l’histoire linguistique de la France et du multilinguisme qui la caractérise. Ce multilinguisme est à deux composantes, gravitant elles-mêmes autour du français et en symbiose avec lui : les langues historiques de France, d’une part ; langues de l’immigration, d’autre part. Il est également marqué par la présence incontournable d’une hyperlangue mondialisée, l’anglais. Cette ignorance, voulue et construite de toutes pièces par l’État, aboutit à une situation de mal-information générale de l’opinion.

La question des langues régionales, exclue de l’instruction publique depuis la Révolution de 1789 et les lois Ferry de 1882, avait été traitée de façon radicale en 1925. Le ministre de l’Instruction publique, Anatole de Monzie, avait alors écrit que les petits Français en avaient bien assez avec la maîtrise de la langue nationale pour ne pas s’attarder « aux vieilleries dialectales ou patoisantes… ».

Après la seconde guerre mondiale, il y eut un changement de cap.

Ainsi fut votée, en 1951, la loi Deixonne, au bénéfice des langues et dialectes de France. Les « langues régionales » allaient bénéficier d’acquis progressifs, dans une forme de continuité témoignant d’une certaine reconnaissance publique. L’apogée semble avoir été atteint en 2013, avec l’article L 312-10 du Code de l’éducation, adopté dans le cadre de la loi d’orientation et de refondation de l’école de Vincent Peillon : « Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage… »

 De la responsabilité de l’État

 Mais la réforme du baccalauréat, voulue par Jean-Michel Blanquer, a rompu le progrès fragile qui prévalait depuis cinquante ans. En créant un domaine de spécialité « langue régionale » hyperspécialisé, en dévalorisant l’ancienne LV2 devenue LVB, en siphonnant avec la nouvelle LVC l’attractivité des anciennes LV3 et option, en créant une concurrence déloyale avec les langues anciennes, l’État a porté volontairement un coup terrible à toutes les langues pour lesquelles les populations concernées avaient péniblement accumulé quelques acquis dans la durée.

Le résultat se révèle à la mesure des choix opérés : fermeture des cours dans de nombreux lycées, perte massive d’inscriptions dans certaines académies, un domaine de spécialité en queue de peloton, un peu plus d’une centaine d’inscrits pour toute la France, ceci pour plus de 800 000 choix effectués par les lycéens inscrits en classe de première parmi tous ceux proposés…

On pourra, alors, s’interroger sur les motivations d’une telle radicalité. Il semblerait que la première relève de prétextes macro-économiques : la Cour des Comptes, l’OCDE parlent de dépenses inutiles dans le second degré. La chasse aux petites disciplines constituerait donc une mesure opportune pour réaliser des économies d’échelle. La deuxième relève d’un jacobinisme ombrageux et maladif : à l’heure de la mondialisation, il apparaît urgent de décréter l’obsolescence programmée des langues régionales en mettant fin à ce qui est perçu comme leur errance baroque dans la modernité. La troisième, sans doute la plus grave, témoigne du darwinisme social d’une partie de nos élites : par leur posture, par les décisions que prend le pouvoir dont elles sont l’émanation, elles ont délibérément fait passer pour « naturelle » l’infériorité assignée à certaines langues par rapport à d’autres en les inscrivant dans une ontologie de la médiocrité.

 Vers la disparition programmée des langues régionales

 Or, tout un chacun doit savoir que la France ne respecte pas les textes internationaux, en particulier la convention de l’Unesco sur la protection du patrimoine immatériel, qu’elle a ratifiée par la loi nº 2006-791 du 5 juillet 2006. Elle ne respecte pas non plus la Convention relative aux Droits de l’Enfant, qu’elle a pourtant ratifiée, et qui impose d’enseigner aux enfants leurs langue et culture familiales. Elle ne tient aucun compte de l’Atlas des langues en danger dans le monde, publié par l’ONU en 2011.

L’opinion, totalement désinformée, demeure dans l’ignorance de tels faits. De la même façon, elle n’a aucune conscience qu’avec sa réforme, le ministre Blanquer foule aux pieds l’article 312-10 du Code de l’éducation ainsi que la politique de conventionnement entre État et Collectivités pratiquée depuis plus de vingt ans.

Tous les signaux, forts ou faibles, envoyés par ce gouvernement vont dans le même sens : la disparition programmée des langues régionales. Dernière mauvaise nouvelle en date : au Conseil d’administration de CANOPÉ – dont une des fonctions était l’édition pédagogique publique – le 18 décembre 2019, le représentant de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) a annoncé la fin de l’édition papier des ouvrages et documents pédagogiques. Parmi ceux-ci, l’édition d’ouvrages en langues régionales qui existait depuis… 1976 (CANOPÉ était alors le Centre national de documentation pédagogique (CNDP), avec ses différents centres régionaux de documentation pédagogique (CRDP) académiques).

Le « pacte girondin », initialement proposé dans la campagne du candidat Macron, s’est apparemment transformé en contrat léonin. On ne peut que réclamer pour toutes les langues régionales, en danger plus ou moins grand, évident et pressant, d’ouvrir toutes grandes les fenêtres de la diversité.

Dans une République « indivisible, laïque, démocratique et sociale » ainsi que stipulé dans l’article 1 de la Constitution l’indivisibilité ne suppose pas automatiquement l’uniformité. Ce même article ajoute : « Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens ». La loi ne doit établir ni distinction ni hiérarchie entre les citoyens qui pratiquent une langue régionale et leurs pairs monolingues, dont le français est la langue exclusive.

 

Premiers signataires :

  • Michel Adroher, maître de conférences langue et littérature médiévales, université Perpignan Via Domitia
  • Giovanni Agresti, professeur sciences du langage, université Bordeaux Montaigne
  • Laurent Alibert, professeur certifié qualifié MCF, occitan, université Paul Valéry-Montpellier 3
  • Yves Altmeyer, professeur agrégé d’allemand, université de Lorraine
  • Ur Apalategui, professeur études basques, université Pau et Pays de l’Adour
  • Marc Arabyan, professeur honoraire de linguistique, université de Limoges
  • Aurélia Arcocha-Sarcia, professeure émérite études basques, université Bordeaux Montaigne
  • Mathieu Avanzi, maître de conférences francophonie et variété des Français, UFR Langue française, Sorbonne université
  • Patrick Barthel, maître de conférences sciences de gestion, directeur conseil franco-allemand de Lorraine, université de Lorraine
  • Katy Bernard, maîtresse de conférences occitan, université Bordeaux Montaigne
  • Nicolas Berjoan, maître de conférences histoire contemporaine, université Perpignan
  • Martine Berthelot, professeure de catalan, université de Perpignan ;
  • Véronique Bertile, maîtresse de conférences en droit public, université de Bordeaux
  • Antoine Bertrand, docteur en littérature et civilisation françaises, Paris IV
  • Yann Bevant, maître de conférences études anglophones, UNC Nouméa
  • Philippe Beyer, professeur agrégé d’allemand, université de Lorraine
  • Marie Blaise, maître de conférences littératures comparées, université Paul-Valéry, Montpellier 3
  • Nelly Blanchard, professeure celtique, université de Bretagne Occidentale
  • Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique, université Rennes 2
  • Christian Bonet, maître de conférences honoraire, université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand
  • Pierre Boutan, maître de conférences honoraire, linguistique, faculté d’éducation, université Montpellier
  • Jacques Bres, professeur émérite sciences du langage, université Paul-Valéry-Montpellier 3
  • Gilda Caiti-Russo, professeure d’occitan, université Paul-Valéry – Montpellier 3 ;
  • Michel Candelier, professeur émérite de didactique des langues, Le Mans-Université ;
  • Elisabetta Carpitelli, professeure des universités dialectologie et géolinguistique romanes, université Grenoble Alpes ;
  • Sylvain Casagrande, maître de conférences langue et linguistique occitanes, université Nice
  • Jean-Yves Casanova, professeur d’occitan, université de Pau et des Pays de l’Adour ;
  • Jean Casenave, professeur de basque, université de Bordeaux-Montaigne ;
  • Jean-Pierre Cavaillé, maître de conférences EHESS, Toulouse ;
  • Estelle Ceccarini, maîtresse de conférences études italiennes, Aix-Marseille Université
  • Vincent Challet, maître de conférences histoire médiévale, université Paul Valéry-Montpellier
  • Marie-Anne Chateaureynaud, maîtresse de conférences INSPE université Bordeaux ;
  • Cédric Choplin, maître de conférences breton, université Rennes 2 ;
  • Marc Christoph, maître de conférences arts plastiques, INSPE de Lorraine ;
  • Stéphanie Clerc Conan, maîtresse de conférences sociodidactique des langues, université Rennes 2
  • Fabrice Corrons, maître de conférences catalan et espagnol, université Toulouse 2 Jean Jaurès
  • Jean-François Courouau, maître de conférences, université Toulouse-Jean Jaurès ;
  • James Costa, maître de conférences en sociolinguistique, université Paris 3 ;
  • Daniel Coste, professeur émérite sciences du langage et de didactique des langues, École Normale Supérieure Lyon
  • Mylène Danglades, maîtresse de conférences cultures et langues Régionales, université Guyane
  • Didier De Robillard, professeur université de Tours, ancien président du jury de CAPES de créole  
  • Hélène Debax, professeure d’histoire médiévale, université Toulouse 2 Jean-Jaurès ;
  • Audrey Debibakas, maîtresse de conférences langues et cultures régionales, vice-présidente université de Guyane
  • Gwendal Denis, professeur de breton, université de Rennes 2
  • Emmanuel Desile, maître de conférences langue et littérature provençales, université Aix-Marseille
  • Alain Di Meglio, professeur cultures et langues régionales, Università di Corsica Pasquale Paoli
  • Michel Dispagne, professeur sciences du langage, université de Guyane ;
  • Ksenija Djordjevic-Léonard, maître de conférences, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Jean-Christophe Dourdet, maître de conférences langues régionales, Poitiers
  • Franck Ducros, professeur honoraire d’études italiennes, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Jean-Michel Eloy, professeur émérite en sciences du langage, université de Picardie
  • Pierre Escudé, professeur d’occitan, INSPÉ-université de Bordeaux
  • Marcel Faure, maître de conférences honoraire, langue et littérature du Moyen Âge, université Paul-Valéry, Montpellier 3
  • Véronique Fillol, maîtresse de conférences, langue kanak, université de la Nouvelle-Calédonie
  • Tony Fogacci, professeur études corses, università di Corsica Pasquale Paoli
  • Gilles Forlot, professeur en sciences du langage, INALCO, Paris ;
  • Vincent Fourniau, directeur d’études, histoire de l’Asie centrale, EHESS Paris
  • Jacques Fusina, professeur émérite des universités, langue corse, università di Corsica Pasquale Paoli
  • Jean-Michel Ganteau, professeur de littérature britannique université Paul-Valéry – Montpellier
  • Philippe Gardy, directeur de recherche CNRS honoraire, études occitanes
  • Rémy Gasiglia, professeur des universités en langue et littérature d’oc, université Côte d’Azur
  • Médéric Gasquet-Cyrus, maître de conférences en sociolinguistique, université Aix-Marseille
  • Jean-Michel Géa, maître de conférences sciences du langage, università di Corsica Pasquale Paoli
  • Eugène Gherardi, professeur des universités, langue corse, università di Corsica Pasquale Paoli, Corte, président de la 73e section (cultures et langues régionales) du Conseil National des universités
  • Joëlle Ginestet, maîtresse de conférences honoraire, université Toulouse Jean Jaurès ;
  • Jacques Gourc, maître de conférences langue et culture occitanes, université Toulouse-Jean Jaurès
  • Christian Haridas, maître de conférences langues et cultures régionales, Université Guyane ;
  • Patricia Heiniger-Casteret, maîtresse de conférences, occitan et anthropologie, université Pau et Pays de l’Adour
  • Erwan Hupel, maître de conférences, breton, université Rennes 2 ;
  • Philippe Jarnoux, professeur d’histoire moderne, Université de Bretagne occidentale, Brest ;
  • André Joly, professeur émérite des universités, gascon et béarnais, université Paris IV-Sorbonne & CAER (Centre Aixois d’Etudes Romanes) Université Aix-Marseille
  • Ingrid Lacheny, maître de conférences langues et littérature germaniques et scandinaves, Université de Lorraine, Nancy ;
  • Christian Lagarde, professeur émérite, études hispaniques, université Perpignan Via Domitia
  • Guy Latry, professeur des universités émérite, occitan, université Bordeaux-Montaigne
  • Mélanie Laupies, professeure certifiée occitan, Université Paul-Valéry, Montpellier
  • Hervé Le Bihan, professeur des universités de breton, Université Rennes 2
  • Daniel Le Bris, maître de conférences, dialectologie bretonne, Brest
  • Ronan Le Coadic, professeur des universités culture et langue bretonnes, Université Rennes 2
  • Erwan Le Pipec, maître de conférences de breton, Université de Brest
  • David Le Roux, maître de conférences en traduction, Université Rennes 2
  • Mylène Lebon-Eyquem, professeure de sciences du langage, créole, université de La Réunion
  • Jean-Léo Leonard, professeur sciences du langage, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Yan Lespoux, maître de conférences, occitan, Université Paul-Valéry – Montpellier 3  
  • Hervé Lieutard, professeur occitan, université Paul-Valéry – Montpellier 3
  • Carpanin Marimoutou, professeur des universités, études créoles, université de la Réunion ;
  • Philippe Martel, professeur des universités émérite, occitan, Université Paul-Valéry – Montpellier 3
  • Armand Maul, professeur des universités émérite, biostatistique, IUT de Metz, Université de Lorraine
  • Bruno Maurer, professeur ordinaire en didactique, université de Lausanne
  • Stella Medori, maîtresse de conférences sciences du langage, Università di Corsica Pasquale Paoli
  • Stefan Moal, maître de conférences, breton, Rennes 2
  • Robert Nicolaï, professeur des universités émérite, sociolinguistique, Institut Universitaire de France et université de Nice  
  • François Niubo, maître de conférences études hispaniques et latino-américaines université Aix-Marseille
  • Maitane Ostolaza-Porqueres, professeure histoire et civilisation de l’Espagne contemporaine, université de Nantes
  • Pascal Ottavi, professeur des universités, langue corse, Università di Corsica Pasquale Paoli, Corte
  • Rémy Pech, professeur émérite d’histoire université Toulouse Jean Jaurès
  • Joan Peytavi Deixona, professeur, universitat de Perpinyà et institut d’estudis catalans, Barcelone
  • Roland Pfefferkorn, professeur des universités émérite de sociologie, université Strasbourg
  • Gisèle Pierra, maîtresse de conférences sciences du langage, émérite, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Céline Piot, docteure en histoire, formatrice INSPÉ Bordeaux  
  • Bénédicte Pivot, maîtresse de conférences sciences du langage, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Muriel Poli, maîtresse de conférences linguistique – études corses, università di Corsica Pasquale Paoli
  • Olivier Potier, maître de conférences, université de Lorraine, Nancy  
  • Patrice Poujade, professeur histoire moderne, université de Perpignan
  • Lambert-Félix Prudent, professeur de sciences du langage, créole, université de Guadeloupe  
  • Laurent Puren, maître de conférences, université de La Réunion
  • Sandrine Quenet, professeure agrégée d’allemand, INSPÉ de Lorraine
  • Jean-Claude Ranucci, maître de conférences honoraire en langues et cultures régionales, Université Côte d’Azur, Nice
  • Bettina Rheinert, professeure agrégée d’allemand, responsable du centre média-langues Metz, université de Lorraine
  • Serj Richard, directeur du département breton celtique de l’Université de Brest
  • Marielle Rispail, professeure émérite de sociolinguistique et didactique, université St Etienne
  • Jean Sagnes, professeur histoire contemporaine, ancien président Université de Perpignan Via Domitia
  • Sophie Sarrazin, professeure de linguistique hispanique, Université Paul Valéry-Montpellier 3
  • Marie Savelli, maîtresse de conférences honoraire linguistique française, Université Stendhal, Grenoble
  • Suzanne Schrank, enseignante d’allemand, Université de Lorraine, Nancy et Goethe Institut  
  • Jean Sibille, chargé de recherche CNRS, université Toulouse – Jean Jaurès
  • Gilles Siouffi, professeur français Sorbonne-Université, Paris
  • Nicolas Sorba, maître de conférences culture et langue corses, Università di Corsica Pasquale Paoli
  • Florence Soriano-Gafiuk, professeure des Universités en Mathématiques, directrice du collégium Interface de l’université de Lorraine
  • Hervé Terral, professeur des universités émérite de sociologie, Toulouse II
  • Ngoc-Anh Trân, maîtresse de conférences honoraire sciences du langage, université Nouvelle-Calédonie
  • Sylvie Triaire, maîtresse de conférences littérature française, université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Eguzki Urteaga, professeur, études basques, université du Pays basque Vittoria
  • Florian Vernet, professeur honoraire en occitan, Université Paul-Valéry – Montpellier 3
  • Marie-Jeanne Verny, professeure émérite occitan, Université Paul-Valéry – Montpellier 3
  • Alain Viaut, directeur de recherche au CNRS, UMR 5478 Iker, Bordeaux
  • Charles Videgain, professeur émérite, études basques, université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Sylvie Wharton, professeure des universités, sociolinguistique, Aix Marseille Université
  • Emmanuelle Wiss, professeure agrégée d’allemand, IUT de Metz
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