7 12 20 CR del CAEOC Tolosa

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Conselh Academic per l’Ensenhament de l’Occitan

7 de decembre 2020

Presents :

AGAR Didier (IPR occitan)

BAGNERIS Bernard

BATBIE-CASTELL Murièl (UNSA)

BONNOUVRIEE

BOULET Laurent

COUFFIN Gauthier (Sud’éducation)

DENIS (secrétaire-général adjoint)

DEPETRIS Laurent (FSU)

ESCANDE

FOURAR Mostafa (Recteur)

GROSSHANS Franck

HARIVEL Mickaël (FCPE)

ISOPET Emmanuel (CREO)

JOURDE Hugues

LACROIX Daniel (universitat)

LAGO Virginir (SNESS)

LATTES Jean-Michel (Toulouse)

LAVIT Catherine

LEPOINT (UNSA)

MANZATO Sophie (SNES-FSU)

NICOLAS-FOIX Elisabeth (IEN32)

NOILHAN Cécile (SGEN-CFDT)

PAPILLON Xavier (DASEN 46)

PUGIN Sébastien

PUJOL Elodie (CREO)

RABOU Cathy (CD81)

RALU Martine (OC-BI)

RIBES Yvette (CD32)

ROLAND Jean

ROUMAGNAC (CD46)

ROUX Hélène

ROUX Patric (Région Occitanie)

SOUR Philippe (CD81)

VIDOVIC Soazic (PEEP)

14h05

RECTOR
Merceja los participants e remebra l’òrdre del jorn:
1. constat de dintrada
2. convencion
3. projèctes
4. questions divèrsas
Lo Rector remembra la posicion fòrta del ministèri, qu’es tanben la siá, en favor de l’ensenhament de l’occitan. Se tradusís per 54 ETP d’ensenhaires d’occitan, un pòste d’IEN (Doucines) a disposicion de l’OPLO e una ajuda de 50 000 €.
Lo Rector afortís tanben son estacament a las lengas regionalas e precisa qu’es pas solament un afichatge mas un engatjament.
La signatura de la convencion ambe la Region a pres de retard en causa de la situacion sanitària, mas es en cors.
Lo Rector ditz que lo CAEOC deu balhar las grandas orientacions academicas e que lo trabalh se fa dins los gropes de trabalh al nivèl departamental jos la direccion dels DASENs.

LEPOINT, UNSA
Regreta que i aja pas de documents preparatòris a posita dels participants, donc de dificultats de preparacion e un escambi de mendre interès. Regreta la perda del mièg poste de CPD dins Tarn e la situacion de nombroses collègas sus mantunes establiments.
Lo punt negre es lo licèu, cossí i pòt aver una ierarquia marcada per una diferéncia de coeficient entre las opcions? Demanda qu’aqueste problèma siá remontat al ministèri estant que las remontadas sindicalas semblan pas eficaças.
Los mejans son flechats en collègi mas pas en licèu (las oras son balhadas amb la DGH sens èsser flechadas) e l’ensenhament de l’occitan en LP es pas pro presentat dins la comunicacion academica.

ROUX, Region
Remembra que l’academia de Tolosa prepausa lo mai de possibilitats d’ensenhament mas dempuèi d’annadas l’ofèrta e los efectius baissan. La populacion es en demanda coma o mòstra l’enquista de l’OPLO. L’objectiu de la convencion es la progression de 26%, malurosament es confrontada a la refòrma del licèu. La DNL occitan es en concurréncia amb las DNL de lenga estrangièra. L’estat de l’ensenhament de l’occitan tòrna al periòde de la lei Deixonne. Demanda al Rector, qu’es lo coordinator academic per l’occitan de demandar al ministèri un estatut fòra concurréncia per l’ensenhament de l’occitan.
La convencion prevei un comitat de pilotatge academic, de temps d’escambis dambe lo CREO, las associacions de parents e de professors, los gropes de trabalh, la letra de la Region serà transmesa. Gèrs a organizat son grope de trabalh (Vic, Savés, Bastidas de Lomanha e l’Isla de Baish an de projèctes). A Pinsaguèl per contra i aguèt un encontre mas sens los signataris de la Convencion, çò qu’es pas normal. Torna dire l’urgéncia de la mesa en plaça dels gropes de trabalh.

RALU, Oc-bi
Nous voulons adresser nos félicitations à tous ceux qui ont œuvré pour que la convention académique soit enfin signée, une convention qui a gardé les objectifs fixés en 2017. Bravo monsieur le recteur, messieurs et mesdames les DASEN de relever le défi d’augmenter les effectifs de 26%, soit plus de 1000 élèves supplémentaires en 2022 !

Et ce alors que je m’apprêtais à dire : Nous sommes inquiets, les parents sont inquiets de voir que l’académie de Toulouse ne porte plus les couleurs de sa langue avec autant de ferveur que par le passé : elle qui était le fer de lance de cet enseignement et qui faisait la fierté des militants a baissé son niveau d’exigence !

Des félicitations, oui mais teintées d’amertume car, comme tous le savent ici, les ouvertures de cursus bilingue sont maintenant l’exception, l’enseignement en collège se porte mal et les effectifs en lycée sont à pleurer ! De plus, nous allons voir, que vraisemblablement, les effectifs généraux des cursus bilingues auront baissé à cette rentrée.

Bien entendu, nous ne pouvons nous dégager d’un contexte général de baisse démographique des élèves scolarisés en France et particulièrement dans le premier degré…

Toutefois, cette baisse nous paraît pouvoir être expliquée de façon multifactorielle :

  1. Bien entendu, la ou le COVID 19, (quel que soit son sexe) a
  • Créé une ambiance angoissante qui est venue se rajouter aux inquiétudes récurrentes de parents à l’entrée à l’école maternelle et au passage en CP
  • Empêché, modifié ou compliqué la circulation de l’information vers des familles, pourtant déterminante au moment des inscriptions.
  • Surchargé les directions d’école, qui n’ont pu assumer correctement cette information quand elles avaient assez de connaissances pour ce faire

Il est pourtant spécifié dans la convention cadre, à l’article 11, que l’ensemble des élèves et des familles est informé chaque année des différentes offres d’apprentissage de l’occitan

  1. Mais, au-delà de la situation sanitaire, ce qui inquiète les familles et les équipes enseignantes, ce sont :

– le manque d’enseignants occitanophones et l’instabilité des équipes bilingues qui en découle

– les conditions d’accueil des enfants et surtout, la comparaison avec les classes monolingues qui bénéficient de conditions plus favorables (1 à 2 niveaux maximum)

– le recours à des enseignants contractuels, peu ou pas formés en langue et en pédagogie, ce qui n’échappe pas longtemps aux parents, ni aux autres enseignants.

– l’insécurité de savoir s’il y aura des enseignants stagiaires bilingues pour pourvoir les postes fléchés en berceaux de stage

Là où la filière est identifiée comme instable, son attractivité s’efface et il faut des années pour qu’elle regagne une image positive.

Je fais ici référence au cursus de Castres, à celui de St Céré qui pâtissent de ces différents problèmes et les cumulent avec des difficultés récurrentes de continuité, alors que les cursus complets sont ouverts mais mal organisé pour l’un et pas assez mis en valeur pour le second.

Défaut de continuité, continuité à laquelle l’éducation nationale est tenue par l’article L. 311-1 du Code de l’éducation : et L’article D. 331-41 du Code de l’éducation qui précise notamment que “tout élève admis dans un cycle de formation doit pouvoir parcourir la totalité de ce cycle dans l’établissement scolaire”.

Alors que l’on demande aux familles de s’engager dans cette continuité, quand l’administration ne la respecte pas, il est évident que cette éducation plurilingue, pourtant attrayante et dont les résultats se vérifient aux évaluations, voit la confiance des parents s’effondrer et un grand nombre de familles s’en détourner !

Nous sommes conscients que les services de l’Education nationale tentent de trouver des solutions mais quand la couverture est trop courte, elle ne peut recouvrir personne correctement !

Toutefois, si le dispositif de 5 aides Ensenhar professeur de l’OPLO, avec 30 mois de congés de formation accordés le rectorat, vient compléter la formation académique, il est évident que des solutions plus pérennes seront envisageables

  1. Enfin, ce sont les perspectives de continuité à plus long terme qui inquiètent parents et élèves et ébranlent encore l’engagement des familles : alors que les filières bilingues préparent les jeunes au plurilinguisme avec une réelle appétence pour les langues et que les DNL sont en place ou prévues.

A l’entrée au collège :

  • Pourquoi sont-ils obligés de choisir entre bilingue et bilangue : c’est une mise en concurrence des parcours dès l’entrée en 6° incompréhensible et inacceptable !
  • Pourquoi certains établissements disent n’avoir pas reçu de dotation spécifique pour l’occitan et n’avoir plus autant d’heures à donner pour ces cours ? ni de budget pour accompagner des projets spécifiques ?
  • Pourquoi l’option disparait-elle des dossiers d’inscriptions ?
  • Pourquoi faut-il se réinscrire chaque année dans certains collèges ?
  • Comment est pensé la continuité des écoles Calandretas ?

Au lycée, la dernière réforme :

  • Dévalorise l’attractivité des options et donc de l’enseignement extensif des langues régionales
  • Ouvre, par une fausse bonne solution avec l’EDS, une voie au spécialiste, mais ferme à nouveau celle du plurilinguisme (une seul EDS langue)
  • Limite l’ouverture de DNL en occitan
  • Oblige les élèves lorsqu’ils choisissent LVB occitan à abandonner l’autre langue étrangère car elle n’existe pas en LVC (espagnol/italien/allemand) dans leur établissement.

Ce changement, vous le savez, va en plus, accélérer à très court terme l’assèchement du vivier bilingue (cf effectifs lycées!) vers l’enseignement sup et les INSPE : c’est un processus absolument mortifère pour l’avenir de l’enseignement de nos langues régionales !

Pour inverser le processus, nous demandons que l’E.N mène une action aussi volontarisme que celle dont elle a fait preuve pour amener son personnel à se former à l’anglais, des actes volontaristes à la hauteur de l’enjeu ! nous demandons :

  1. que le cadre de la convention soit respecté :
    1. Pour le 1er et le 2nd degrés, les enquêtes de repérage des motivations et des compétences en langue occitane des professeurs sont organisées tous les deux ans par le Rectorat en lien avec les services départementaux de l’Éducation nationale. Les inspecteurs des 1er et 2nd degrés participent à la diffusion de l’enquête et à l’identification des enseignants. Les résultats quantitatifs de ces enquêtes seraient communiqués en CAEOC.
    2. Nous savons que Monsieur Doussine a laissé son poste pour rejoindre l’équipe de l’office public, est-ce qu’un autre IEN occitanophone va assurer la mission académique d’accompagnement de l’enseignement bilingue ?
  1. Qu’une information sur le bilinguisme en langue régionale soit systématiquement inclus
    1. Dans la présentation de l’enseignement au M1 et M2 de chaque INSPE de l’académie
    2. En formation des directeurs d’école
    3. Et si ce n’est pas le cas, en conseil d’IEN
  1. Enfin, que l’information aux familles soit obligatoirement accompagnée des plaquettes adéquates : trop de directeurs d’établissement, trop de municipalités sont démunis alors qu’il existe des documents complets pour donner toutes les informations nécessaires ! (EN/OPLO/OCBI) 
  1. Qu’une attention particulière et urgente soit portée sur les cursus de Castres et St Céré
  1. Qu’une étude soit menée

1.sur le collège de Cintegabelle pour accueillir un cursus bilingue afin de répondre à la poursuite de continuité des élèves des Calandretas de Cintegabelle, Pamiers et Villefranche.

2. sur les demandes d’ouverture de cursus bilingue sur les communes de

– Pinsaguel, Cadours, Toulouse pour le 31

– l’agglomération de Cahors pour le 46, portée par les associations occitanes depuis plusieurs années

Tout comme elles sont menées sur les communautés de communes du Gers qui en ont fait la demande.

  1. A être membre à part entière des comités départementaux, en tant qu’association chargé par l’OPLO de l’information aux parents.

Merci de bien vouloir répondre à nos demandes, monsieur le Recteur.

Pour l’association ÒC-BI, Martine Ralu

COUFFIN, Sud-educacion
Monsieur Le Recteur,

Mesdames et messieurs les membres du CAEOC.

Tout d’abord, nous nous félicitons de la réunion de ce conseil.

L’académie de Toulouse a toujours valorisé l’enseignement de et en occitan. Nous soulignons d’ailleurs le retour aux heures fléchées dans le secondaire pour cette rentrée 2020 ainsi que la signature de la convention Etat/Région qui réaffirme des objectifs ambitieux pour l’enseignement de l’occitan comme autant de signes de cette volonté du rectorat de l’Académie de Toulouse de promouvoir notre enseignement. Toutefois, les récentes réformes et réductions budgétaires, et tout particulièrement la réforme du lycée et sa mise en application, ont mis à mal cet enseignement, ses enseignants et ses élèves. Ainsi l’an passé nous déplorions une baisse de 20% de ces effectifs en lycée sur l’académie.

Aussi, afin de retrouver la qualité d’enseignement que nous avions auparavant, nous avons quelques demandes à formuler :

– Si au lycée, il est officiellement possible pour tous les élèves en cycle terminal de s’inscrire en occitan LVB ou LVC partout où est dispensé un enseignement de l’occitan, cette possibilité se voit malheureusement trop souvent contrariée par des chefs d’établissement qui usent de nombreux prétextes pour dissuader les élèves de pouvoir effectuer les inscriptions qu’ils souhaitent. De nombreuses remontées des collègues nous font part de ces difficultés. A titre d’exemple, on impose aux élèves inscrits en occitan LVB de suivre un enseignement de LVC en langue étrangère (quand la LVC doit être forcément facultative), ou bien encore au prétexte non-avéré qu’un élève ayant choisi l’occitan en LVB serait nécessairement discriminé sur Parcoursup, on le dissuade de ce choix, pourtant aussi légitime qu’un autre. Des familles nous ont fait remonter des pressions inacceptables de la part de certains chefs d’établissement qui, par un discours dévalorisant voire méprisant sur l’enseignement de l’occitan, ont contesté leurs choix. Les exemples sont légion et nous pourrions longtemps continuer à les exposer. Est-ce là une dérive de l’autonomie des établissements que nous dénonçons depuis longtemps à SUD Education ?  Quoi qu’il en soit,  M. le Recteur, Mesdames et messieurs les directeurs académiques, Monsieur l’inspecteur Pédagogique, il nous semble urgent d’établir un plan de communication à destination des services administratifs des lycées et des chefs d’établissement afin d’exposer clairement les possibilités et les droits des élèves quant au choix de leurs langues en cycle terminal ainsi que leur rappeler la politique académique en faveur de la transmission de la langue et de la culture occitanes qu’ils doivent accompagner et mettre en œuvre sur le terrain.

– dans le second degré, le retour de moyens fléchés à la rentrée 2020 a été salutaire. L’enseignement de l’occitan doit en effet être financé spécifiquement, que cela soit dans le cadre du bilinguisme ou des options proposées par les établissements. Pourtant malgré le retour des heures fléchées, le compte n’y est toujours pas. De nombreux collègues nous ont alertés sur le fait que les moyens réellement octroyés dans leurs établissements pour l’enseignement de l’occitan ne correspondaient pas aux besoins remontés aux services à la fin de l’année scolaire passée. Plusieurs collègues se retrouvent ainsi avec un nombre d’heures d’enseignement d’occitan bien inférieur aux prévisions. Afin de comprendre et remédier à l’avenir à ces dysfonctionnements, nous souhaiterions que les syndicats et associations représentatives puissent être associées à la ventilation des heures. En effet certains établissements n’hésitent pas à utiliser une partie des heures spécifiques dédiées à l’occitan pour les employer à d’autres enseignements ou à des dispositifs particuliers (devoirs faits, heures de projets…)

– Enfin, nous réitérons notre demande de réduction de la taille de la zone de remplacement pour les professeurs d’occitan, actuellement académique. Un tel découpage n’existe que dans un nombre très minoritaire de disciplines. Il place nos collègues dans une situation de grande précarité puisque les TZR académiques peuvent être amenés à effectuer leur service dans tout établissement de l’académie. Il faut savoir que bon nombre de nos collègues enseignent déjà sur 3, 4 ou même 5 établissements. Comment s’intégrer efficacement dans les équipes pédagogiques ? Comment dynamiser son enseignement dans de telles conditions ? Un grand nombre de nos collègues souffre de ces conditions de travail dégradées avec les conséquences qu’elles engendrent (dépression, démission, burn out…). Nous souhaitons donc que nos collègues TZR puissent être titularisés sur des postes fixes afin qu’ils puissent assurer leur mission d’enseignement de façon pérenne et dans des conditions dignes.

– Pour terminer, nous nous félicitons à nouveau de la signature de la convention que prévoit d’augmenter de 26% les effectifs d’élèves bilingues et nous nous permettons d’insister sur la nécessité d’ouverture de sites bilingues dans le premier degré. Des politiques ambitieuses ont été menées par le passé faisant de notre académie un modèle d’innovation en matière d’enseignement bilingue français-occitan avec l’ouverture il y a trente ans des premières écoles bilingues français-occitan dans l’enseignement public à Albi et Saint Affrique. Si nous prenons l’exemple du département de l’Aveyron, bien que la proportion d’élèves bilingues n’ait pas baissé et que ce cursus reste attractif auprès des parents, la tendance démographique dans ce département fait que nous avons perdu une centaine d’élèves en section bilingue par rapport à 2017 en valeur absolu. Dans ces conditions-là, comment répondre aux objectifs de la convention que vous avez signée et assurer la continuité du cursus de formation si nous perdons trop d’élèves ? Seule l’ouverture de nouveaux sites bilingues nous permettrait de faire face à ce défi démographique. Or, nous déplorons qu’aucun site bilingue n’aient été ouvert dans ce département pionnier depuis 10 ans, alors même que chaque année de nouveaux professeurs des écoles ayant passé le concours spécifique pour l’enseignement bilingue intègrent notre académie.  Nous disposons dans nos rangs des ressources humaines, les élus locaux manifestent publiquement leur intérêt pour l’occitan et leur attachement à son enseignement, les toutes récentes études menées par l’OPLO montrent une attente forte de la population. Qu’attendons-nous alors pour donner une nouvelle impulsion et ouvrir plus de sites bilingues qui garantiraient une pérennité à l’enseignement de l’occitan ?


NOILHAN, SGEN-CFDT
Rremembra l’importància del ròtle dels caps d’establiments.

LATTES, comuna de Tolosa
Se ditz al nom de la municipalitat solidari de tot çò dich.

MANZATO, SNES-FSU
Tòrna portar las meteissas demandas que los autres sindicats.

1. Constats de dintrada

AGAR, IPR occitan
Iniciacion pels professors de las escòlas e d’intervenents (ADOC 12, CREO 31, CREO 32, PARLEM 65, ALCOC 82 )

Dubèrtura d’un ensenhament a St Sòsi (46)

Ensenhament renforçat : 159 escolans en Bigòrra, 85 dins lo Gèrs

Lo bilinguisme dins lo primièr gra perd d’efectius : 4137 (contra 4295 l’an passat)
Calandreta: 1037 (estabilizacion, 1040 l’an passat)
Total: 5274 escolans bilingues.
Segond gra: 814 bilingües en collègi (750 l’an passat), 27 en licèu, calandreta 79. Total: 920
Opcion
baissa en 6° e 5°, manten en 4° e 3°. Total, -6,8%
Licèu, baissa de 25%
120 collègis, 38 licèus
Opcion suspenduda a Desaix (Tarbes) e Lacauna (collègis) e Pàmias e Argelès (licèus).
Dubèrtura a St Gaudenç e al Mas d’Azil (collègi) e a Fontsòrbas.

Contunhitat bilingüisme a Tarbas, l’Isla d’Albigés e L’Isla de Baish.

MANZATO, SENS-FSU
Regreta l’arrèst de l’iniciacion generalizada en 6° e avisa que las opcions suspendudas seràn segurament pas tornadas dubèrtas.

AGAR, IPR occitan

Fa un punt suls mejans : l’ensenhament de l’occitan representa 54 ETP (2 700 000 €).
Lo bilingüisme amb de dotacions academicas especificas, las opcion ambe un principe de doas oras sus l’otonomia de l’establiment + finançament especific academic complementari.

ROUX, Region
Parla de la necessitat de bastir un plan academic per valorizar l’ensenhament. Foguèt demandat al CAEOC passat e pas fach.

RECTOR
La plaqueta existís.

AGAR, IPR occitan
L’OPLO a fach de documents per valorizar l’ensenhament de l’occitan al licèu.

BRAS, Calandreta
Los percentatges de bilingües son ridicules (2,15 % en primari, 0,69 % en collègi, 0,03 % en licèu) a comparar ambe las lengas bretona, basca o catalana ont son de nombres a doas chifras. Pr’aquò es una necessitat per que la lenga subrevisca.

RECTOR
Es la meteissa causa pel creol, mai lo nivèl monta, mens i a d’estudiants, mas la lenga es mai parlada, i a mai de transmission familiala.

AGAR, IPR occitan
L’objectiu es de securizar los percorses. La progression en collègi mostra que la continuitat fonciona. Cal accentuar la ligason collègi-licèu.

ISOPET, CREO
Je voudrais commencer par remercier Monsieur le Recteur qui nous a reçu quelques semaines après la rentrée. Nous avons donc pu lui souhaiter la bienvenue et évoquer assez longuement la situation de l’enseignement de l’occitan dans notre académie.

Nous nous trouvons dans une situation où à l’ubuesque a succédé le kafkaïen. Ceci naït d’un paradoxe : un affichage présidentiel, ministériel et rectoral volontariste en faveur de l’enseignement de l’occitan alors que la réalité est celle d’une régression sans précédent.

Dans le même temps l’on nous annonce la prochaine entrée en application de la convention pour le développement et la structuration de l’enseignement de l’occitan, et l’on continue à ne rien changer à une réforme du lycée qui a fait perdre près de 40 % des effectifs en 2 ans, mettant en danger la filière de recrutement des enseignants d’occitan.

Devons-nous conclure, Monsieur le Recteur que nous avons été dupes ? Que cet affichage n’est que vaines paroles, des mensonges qui n’honorent pas ceux qui les prononcent. Le délai de signature de la convention académique (4 ans de retard ! Pour une convention prévue pour durer 5 ans) montre tout l’écart entre le dire et le faire.

Nous sommes ici pour étudier les faits, à savoir le bilan de la rentrée. A ce sujet, nous aimerions que les chiffres officiels puissent être communiqués en amont afin de nourrir nos échanges sur des bases communes.

– en primaire, comme prévu lors du dernier CAEOC, toujours aucune ouverture de site bilingue. Nous saluons cependant la création d’une classe « occitan renforcé » à Vic Fesensac, mais nous avons quelques peurs sur la réalité de sa transformation en classe bilingue. Nous espérons être rassurés à la rentrée 2021.

Pour le site de Castres qui n’a plus de bilingue que le nom, nous déplorons le manque de réaction. La suppression du demi-poste de CPD occitan dans ce même département est une régression qui ne nous semble pas une mesure permettant une réorganisation rapide et le développement prévu par la Convention.

Quand à l’année prochaine, quels sites ouvriront ? Les élus de Pinsaguèl semblent avoir été sérieusement refroidi par votre administration.

Bref, un bilan négatif, mais nous espérons que l’application énergique de la convention inversera la vapeur.

– en collège la situation stagne. Nous relevons des incompréhensions sur la répartition des moyens spécifiques, les chefs d’établissements, la DSDEN et Rectorat se renvoyant la balle. Incompréhension aussi sur les services des enseignants. Un manque de transparence que nous avons déjà dénoncé qui fait naître la suspicion et surtout ne permet pas une meilleure efficacité.

L’ouverture de l’option au collège de Salies du Salat, dont 8 écoles font de l’initiation est demandée, nous espérons que ce sera possible à la rentrée prochaine, dans de bonnes conditions.

-La situation en lycée est catastrophique. Malgré la mobilisation citoyenne, malgré les nombreuses interventions des élus, malgré la demande exprimée par la population de la région Occitanie dans l’enquête sociolinguistique de l’OPLO, malgré les propos de Monsieur le Ministre lui même assurant devant un sénateur de la région que des réajustements seraient envisagés si le bilan de rentrée confirmaient les grandes inquiétudes exposées, aucun amendement ne semble à l’ordre du jour. Devant ce dénie de démocratie, devant ce qui s’apparente à de l’entêtement voire à de la volonté de nuire à l’enseignement des langues régionales, nous envisageons de monter d’un cran nos moyens d’action pour faire entendre nos légitimes revendications qui ne sont que l’application de la constitution et de la loi. La situation est grave, après une baisse si importante des effectifs il y a urgence car vous le savez, il est plus facile et rapide de détruire que de construire.

Ceci étant dit, nous vous demandons à nouveau, Monsieur le Recteur :

– une intervention auprès de Monsieur le Ministre pour que, comme il l’avait annoncé, il réajuste enfin la réforme comme le justifie le bilan des deux dernières rentrées.

– une intervention auprès des chefs d’établissements pour qu’ils affichent effectivement la possibilité d’occitan LVB.

– nous demandons également que soit respecté le choix de l’option facultative, car actuellement des chefs d’établissement obligent les élèves choisissant les « maths complémentaires » ou « expertes » à renoncer à leur LVC, ce qui est contraire aux textes.

Dans 50 jours ce sera l’anniversaire des 4 ans de la signature de la Convention par la Région et l’Éducation nationale. Nous sommes heureux de voir enfin cette signature aboutir et donc son application. Les objectifs sont ambitieux et nous sommes prêts à travailler aux côtés de tous les signataires (le rectorat, la région, l’OPLO, les départements, la ville de Toulouse) pour les réaliser. Nous attendons que, sous l’impulsion volontariste de M. le Recteur et de ses services, les divers groupes de travail se réunissent rapidement et partout pour développer l’enseignement de l’occitan et offrir cet atout linguistique et culturel à tous les élèves de notre académie.


RECTOR
S’encarga de transmetre lo messatge del CREO al ministèri, per contra denega la possibilitat als caps d’establiments d’intervenir dins las causida dels liceans per las opcions del bac. Ditz ne pas èsser assabentat de res e demanda qu’òm li transmeta los cases.

AGAR, IPR occitan
En 2020, 10 postes foguèron provesit al CRPE (contra 8 l’an passat), mas aquesta chifra pòt pas èsser augmentada en causa de manca de candidat.
15 estudiants an beneficiats de la borsa Ensenhar.
2 ensenhaires an passat l’abilitacion dins lo primièr gra e 2 dins lo segond gra
2 estagiaris certificats dins l’academica
2 capecians son entrats dins l’academia e 2 l’an quitada
A Moissac, gràcia a l’abilitacion, la DNL se fa en ist-geo e SVT.

RECTOR
En 65 un pòste foguèt pas provesit pr’amor que la persona de veniá de l’academia de Bordèu aviá pas pro de punts per entrar dins l’academia. Demanda a l’IG de possibilitats de pòstes flechats nacionals.

DEPETRIS, FSU
Evòca la manca de conselhièrs pedagogics, en particulièr dins Olt.

RECTOR
Es a veire dins las instàncias departamentalas.

ROUX, Region
Demanda la creacion d’una carta academica de las ressorças umanas e un minimum de 1 CPD occitan per departament coma previst per la convencion e regreta la supression d’un mièg-pòste de CPD dins Tarn.

DUPRAT, DASEN 81
I a totjorn un pòste de CPD dins Tarn.

2. La convencion


CROS, OPLO
La convencion es estada signada per la region e los CD 12 e 31, deu passar al CD 32.

3. Projèctes


AGAR, IPR occitan

Dins lo primièr gra : estudi de « faisabilité » en 31 e relança per una dubertura a Tolosa. Dins Gèrs transformacion del site de Vic de Fesensac en site bilingüe. Seguida de l’ensenhament a St Sòsi (46) e « études de faisabilité » dins maites departaments (?) de veire ambe los comitats de pilotatge departamentals.

Dins lo segond gra : projèctes a l’estudi a St Guironç e al Mas (09) e a Salias de Salat (31). Montada assegurada pels 4° de L’Isla de Baish e los 5° de L’Isla d’Albigés.

Estudi per renforçar l’ensenhament dins lo nòrd d’ Olt.

Recèrca de DNL per Tarbas.

Estudi de continuitat bilingüa al collègi de Valença (82) e al licèu d’Albi.


RALU, Oc-bi
Compren pas perqué tot es pas presentat? En particulièr çò evocat dins lo grope de trabalh de Gèrs.

RIBES, CD 32
L’ensenhament renforçat de Vic devendrà un site bilingüe, lo grope de trabalh a marcat que Savés e Bastidas de Lomanha son interessats per de duberturas billingüas.

AGAR, IPR occitan
Besonh de trabalhar sus la comunicacion.
Tèsi CIFRE 2021-2023 pilotada per l’OPLO sus las motivacions e la representacion de
Oc-VOD
Ensenhar: formacion intensiva presa en carga per l’OPLO, borsa e conget. La formacion linguistica reportada en 2021
Moissac, escòla del Sarla. Escòla bilingüa de Banhèras de Luishon.
Collègi Blanca Odin, anglés reforçat e occitan renforçat, 6° occitan renforçat 2h setmana
projèctes pedagogics: PEC-CO (12 projèctes retenguts), prèmi dels joves poètas, projèctes prepusats per las collectivitats.

ROUX, Region
Quora seràn amassats los gropes de trabalh? aprèp la mitat de genièr serà dificil de posicionar los ensenhaires sus las escòlas.

RECTOR
La carta dels ensenhaments serà facha quand l’academia aurà recebut los mejans del ministèri, d’aquí la fin del mes.
Quand i a una baissa dels efectius, cal pas èsser defensiu mas ofensiu, cal dire qué pòrta als escolans, qu’es un utís de mixitat sociala, que servís a descobrir la cultura personala e la de sos camaradas
Demanda se i a una jornada academica comuna per presentar los projèctes?

AGAR, IPR occitan
N’i a pas.

RECTOR
Una jornada academica de l’occitan per mostrar tot çò que se fa, o una setmana, amassat dins un luòc simbolic.

ISOPET, CREO
Qual remplaça l’IEN Doucine?
54 ETP son anonciats, mai i a quicòm coma 75 titularis del CAPES occitan, que devon èsser emplegat a temps complet per far d’occitan, per exemple l’iniciacion generalizada en 6°.

AGAR, IPR occitan
Pel moment l’IEN Doucine es pas remplaçat, l’academia cerca qualqu’un.

15h55 fin de la reunion.

Elodia Pujòl

Emmanuèl Isopet

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