Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminiaire du SE-UNSA lors du CAEOC du 19 décembre 2025 :
« Par sa présence dans cette instance académique comme dans celles départementales, l’UNSA Education et le SE-Unsa réaffirment leur soutien à l’enseignement de notre LVR.
Ce soutien est réaffirmé même si dans le département du Tarn et Garonne la Dsden a oublié d’inviter les organisations syndicales pour son GT départemental, ce qui a néanmoins été rattrapé in extremis juste avant l’instance. Un oubli certainement involontaire mais symptomatique du sens du dialogue social de cette Dsden qui se retrouve sur d’autres sujets comme le très décrié redécoupage des circonscriptions par exemple.
En ce qui concerne le 1 er degré, nous notons trop souvent une baisse d’effectifs au moment des « grands passages » : de la GS au CP, du CM2 à la 6 ème et du collège au lycée. Il serait intéressant de connaître précisément les motifs de ces arrêts.
En termes de formation, il semble chaque jour plus nécessaire que du de temps de
formation puisse être dégagé sur les heures d’animations pédagogiques. La Dsden 12 a tout de même réussi à flécher des journées FIL, vraisemblablement sur remplacement, ce qui est une avancée. Mais il faudra plus dans tous les départements pour que la formation soit réellement assurée.
D’autant plus que le manque de ressources humaines se fait assez durement ressentir : le
concours PE spécial Occitan offre très peu de place et ne fait même pas le plein. Parfois, comme à St Sulpice dans le Tarn, ce sont des contractuels qui sont positionnés. Dans ce département, le seul admis au CRPE occitan a été affecté dans le Tarn et Garonne, et du coup 1 poste POP étiqueté occitan a été publié au mouvement interacadémique. Pour l’UNSA Education, ce n’est pas satisfaisant.
Nous notons aussi un recul important du bilinguisme dans le Lot, où depuis plusieurs années les chiffres ne sont pas vraiment encourageants. Ce département doit faire l’objet d’uneattention particulière. Au niveau universitaire, au niveau de la mise en place des LPE pour prendre les choses en amont, combien d’heures de formation seront assurées ? Sachant qu’il y aura 2 épreuves (un écrit et un oral) pour un total de 7 coefficients sur 23, soit plus d’un tiers du total. Il faudra une formation à la hauteur et des modalités claires d’information sur les critères de recrutement des néo-lycéens qui seront en L1 dès l’année prochaine . Au niveau de ce qui est positif, il faut noter que plan pluriannuel de développement est, lui une satisfaction. Mais également que l’augmentation du nombre d’écoles qui entrent dans le programme de sensibilisation à l’occitan via ADAGE est un facteur positif.
L’UNSA Education réaffirme que la continuité inter-degré doit être une priorité, c’est une transition vitale pour la pérennité de notre LVR. En ce qui concerne le 2 nd degré, où aucune perspective d’ouverture de poste n’apparait, nous tenons à signaler 2 problématiques qui se posent pour les élèves. La première concerne ceux de collèges inscrits en section bilingue. Il faut remarquer qu’il est trop fréquent que ces élèves ne puissent pas choisir d’options proposées par l’établissement à cause du cumul qui n’est pas autorisé. Or, la section bilingue étant un MEF (Module d’Enseignement Formatif), par définition elle devrait pouvoir permettre aux élèves de choisir une option dans leur parcours (comme le latin, ou une section sportive par exemple). Le SE-Unsa est demandeur d’un rappel de cette responsabilité aux chefs d’établissement. Par ailleurs, et c’est peut-être un corollaire, nous nous inquiétons de la baisse des effectifs en lycée quand il n’y a pas suffisamment de collèges de secteur qui proposent l’enseignement de l’occitan. Ainsi, le manque de représentativité de l’enseignement de l’occitan dans les collèges et les lycées se fait durement ressentir. D’autres facteurs expliquent ces effectifs réduits comme les horaires souvent tardifs ou le non cumul d’options comme vu précédemment. Accorder plus de considération à notre LVR semble un pas difficile à franchir pour trop d’acteurs. Pourtant, la considération n’est pas ce qui coûte le
plus cher. L’UNSA Education reste favorable aux ajustements de notre système scolaire encourageant le développement de notre LVR au sein de l’école publique. Les multiples projets dans tous nos départements qui sont vivifiants et moteurs pour l’enseignement de l’occitan sont la preuve que notre LVR a bien une place spéciale dans notre académie »