11-05-2026- Groupe de travail Lozère

Ce groupe de travail, ouvert par Monsieur David RAYMOND, DASEN, s’est déroulé dans le même esprit de dialogue que les autres groupes de travail départementaux. Une fois de plus, les participants se réjouissent du temps qui est donné pour examiner les questions souvent techniquement complexes, ce qui permet de préparer efficacement le CALR.

Présents (sur place ou en visio)

  • David RAYMOND : DASEN
  • Christophe CAUSSE : IPR
  • Virginie IGOUNET : IEN de la circo de Florac,
  • Stéphane AMOUROUX, directeur adjoint de l’INSPE de Mende.
  • Joëlle ROSSIGNOL : conseillère pédagogique
  • Maryline COLIN, principale du collège du Bleymard
  • Stéphan MAURIN, maire du Pont de Montvert Sud Mont Lozère, siégeant au titre de conseiller départemental des directeurs d’école
  • Florence LAZES, FSU48,
  • Hervé FUMEL, FSU 48
  • Mélodie CHIBATTE, Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée
  • Sylvain BLACHON : ofici public per la lenga occitana – OPLO
  • Marie-Jeanne VERNY, CREO Lengadòc

NB : le compte rendu qui suit se veut un développement des questions abordées dans le cadre des diaporamas présentés auxquels nous renvoyons nos lecteurs :

En préambule, monsieur RAYMOND revient sur la question des postes au CRPE dont le nombre, suite à une erreur technique, avait suscité de nombreuses réactions auprès des autorités rectorales. Ces réactions ont été entendues et, par le jeu des listes complémentaires, il sera possible d’augmenter le nombre de postes sous réserve que le niveau des candidats le permette. Monsieur Raymond se réjouit d’ailleurs du bon niveau des admissibles.

  • Au nom du CREO, je remercie les autorités rectorales mais je précise qu’il serait opportun, dans les années futures, de veiller en amont à un affichage correct pour ne pas déstabiliser les candidats.
  • Madame Chibatte, au nom de la présidente Carole Delga qui s’était mobilisée sur la question, exprime également ses remerciements

La convention cadre et de sa déclinaison académique

Présentation effectuée par Sylvain Blachon, de l’OPLO

Quelques précisions et points de discussion

  • Mélodie Chibatte souligne l’engagement de la Région et de ses élus, évoque le plan Parlem una cultura viva. Elle souhaite que la liste des communes ayant souhaité un développement de l’enseignement soit publiée en annexe de la convention académique
  • Le calendrier proposé par le diaporama est indicatif : il propose des pistes de développement et des objectifs ambitieux mais réalistes. La FSU précise que les réunions des instances paritaires sont achevées et pose la question de l’articulation de la mise en œuvre du développement de l’occitan dans le contexte général de la carte scolaire
  • Il est précisé que des hypothèses de développement ont été émises, mais elles sont liées à la question des moyens.
  • Le suivi du bilinguisme en collège est abordé, comme dans les autres départements, avec la difficulté, pour des élèves bilingues, de se retrouver en collège avec des débutants, ce qui est une source de découragement. C. CAUSSE évoque la possibilité de regroupement par niveau de langue et pas par classe (exemple : 6ème et 5ème débutants / 6ème et 5ème bilingues). Beaucoup d’enfants venant de classes multiniveaux sont habitués à fonctionner ainsi et retrouveraient leurs condisciples. Au nom du CREO, je confirme que c’est déjà la procédure dans les classes bilingues primaires, peu d’écoles permettant de faire 2 classes séparées bilingue / monolingue. Monsieur Fumel (SNES-FSU) souligne cependant le risque de l’abus des regroupements de niveaux pour les conditions de travail des collègues.
  • Situation dans le second degré

    • Présentation de l’expérience à St-Chély dans une classe de terminale CAP Agent Accompagnant au Grand Âge (AAGA), en lien avec un EHPAD où les élèves ont fait leur stage
    • Inquiétude de la FSU quant au second degré, faute de dotation suffisante Faute de dotation globale horaire suffisante les heures réglementaires pour l’enseignement de l’occitan en collèges ne sont pas partout allouées et ce manque provoque des regroupements de classes (exemple 4e et 3e à Meyrueis) ce qui pour l’enseignement de la LVR est très contre-productif pour les collègues enseignants, seuls spécialistes de cet enseignement. Inquiétude également quant aux effectifs sur le bassin mendois en particulier par manque d’offre d’enseignement de DNL au collège de Mende. Problème des collègues qui effectuent leur service sur plusieurs établissements avec multiplication des compléments de service du fait des DGH insuffisantes.
    • Le DASEN48 indique qu’aucune demande supplémentaire de moyens n’est remontée de la part des chefs d’établissements, pour l’occitan en plus des 20 heures allouées sur le département et qu’il étudiera toutes les demandes qui seront faites en termes d’ajustements quand les structures seront définitivement stabilisées. multiplication des compléments de service
  • La question de la formation

    • Une formation hybride avait été mise en place à l’INSPE de MENDE, elle est remise en cause, fragilisant ainsi la formation de futurs professeurs des écoles lozériens.
    • Au nom du CREO, je regrette la fin d’un processus qui avait fait ses preuves : les élèves lozériens s’inscrivaient en licence d’occitan à Montpellier, ils avaient une formation linguistique et culturelle de haut niveau, avant d’intégrer un master professionnel qui les préparaient au métier. Je précise que l’enseignement bilingue est exigeant en termes de compétences linguistiques (mais aussi culturelles), qui ne peuvent être acquises avec le volume dérisoire d’heures de langues proposées par les licences professionnelles.
    • On revient sur Ensenhar avec la réticence des collègues lozériens à se former à Montpellier. La demande est faite une nouvelle fois de la proposition d’une partie des cours en hybride. Je précise que c’est déjà le cas (une journée en distanciel).
    • Formation continue et accompagnement des collègues. Les différents dispositifs listés dans le diaporama sont présentés. La FSU48 tient à faire part du retour des collègues satisfaits de l’accompagnement qui leur est proposé par Joëlle Rossignol, conseillère pédagogique. Une demande est faite de plus de reconnaissance institutionnelle des forma
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