Déclaration liminaire de la FSU au CAEOC du 19 décembre 2025

Vous trouverez ci-dessous ula déclaration liminaire de la FSU lors du CAEOC du 19 décembre 2025 :

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour dresser le bilan de la rentrée 2025 et pour échanger sur les perspectives de l’enseignement de et en occitan, dans un contexte particulier, celui de la nouvelle convention État–Régions.

Le bilan de cette rentrée confirme malheureusement une stagnation :

1) stagnation des ouvertures de cursus bilingues comme des effectifs en enseignement optionnel. Les freins rencontrés sont pourtant connus et persistants.

– Trop d’élèves sont encore contraints d’abandonner l’occitan lorsqu’ils s’orientent vers une série technologique, malgré les textes officiels.

– Au lycée, les choix restent trop souvent exclusifs : occitan ou options, occitan ou sections européennes.

– Au collège, le cumul des options demeure compliqué, variable selon les établissements, avec une tendance générale à la restriction. La réforme dite du « choc des savoirs » accentue encore ces contraintes d’emplois du temps et fait peser, à terme, une menace sur les heures déjà limitées accordées à l’occitan, notamment en enseignement optionnel.

2) Nous souhaitons également exprimer notre vive inquiétude concernant les modalités d’évaluation des enseignements facultatifs au DNB.  La non-cumulabilité des moyennes et un coefficient peu incitatif pénalisent les élèves engagés durablement en occitan, y compris en parcours bilingue. Ces dispositifs ont un impact direct sur les effectifs, effectifs ensuite utilisés pour justifier des suppressions d’heures, des regroupements ou le refus d’utiliser la marge d’autonomie. Les conséquences pour nos collègues sont lourdes : multiplication des établissements, compléments de service contraints, heures de « devoirs faits » pour combler les sous-services.

3) La  convention État–Région vient d’être signée.

la FSU attend des déclinaisons académiques et départementales ambitieuses et concrètes. Le développement de l’enseignement de et en occitan nécessite des :

-moyens humains, avec une augmentation des postes au CAPES ;

-moyens horaires, avec le retour à des heures fléchées ;

-moyens pédagogiques. La structure Cap’Òc doit être renforcée pour répondre aux besoins en ressources, en formation continue et en projets culturels.

4) Nous alertons sur les fortes disparités territoriales, notamment dans le premier degré, et sur l’écart persistant entre les ambitions affichées et l’esprit de la loi Molac. Ailleurs, des politiques volontaristes produisent des résultats.

La FSU réaffirme son attachement à un cadre national, à des financements pérennes de l’état et à un véritable soutien aux personnels.

Soyez assurés de notre engagement constant en faveur de l’enseignement de l’occitan dans l’école publique. »

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